Mais Macron va plus loin. Il parle de " mesures de détente ". C'est à dire des décisions qui vont apaiser le climat politique au Cameroun. Parce qu'il ne veut pas être accusé d'ingérence ou braquer certains réseaux, il refuse de parler de la libération des prisonniers politiques. Car c'est de cela qu'il s'agit. Exactement comme l'a exigé ses partenaires.
Une chose est claire au moins derrière cette lettre. Aux lendemains de l'arrestation de Maurice KAMTO, ses alliés et 200 prisonniers politiques le 28 janvier 2019, quelques jours après, Emmanuel Macron a appelé Paul Biya et lui a demandé de calmer le jeu. Une façon diplomatique de lui dire de les libérer. Paul Biya le boulanger a promis et n'a rien fait. Ne vous demandez pas pourquoi lorsqu'il fallait adopter une résolution contre le Cameroun à l'Union Européenne, Paris n'a pas bougé. C'est parce qu'ils ont compris que Biya Paul est le boulanger de Yaoundé.
Enfin Macron demande " une accélération de la décentralisation ". C'est très subtil ça. Certes Emmanuel Macron évite tout débat sur la forme de l'Etat mais sait très bien que derrière la crise anglophone se joue également la question de l'autonomie en matière de gestion des ressources par régions. Dont la décentralisation constitue un mécanisme dans la perspective francophone.
Or de tout ce que Emmanuel Macron a demandé à Paul Biya en février, rien n'a été exécuté. Le 20 mai, il profite pour le marteler à nouveau. Le boulanger de Yaoundé va continuer à jouer au pâtissier. Mais certainement plus pour longtemps. Je n'en dis pas plus.
Source: cameroonvoice.com
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Une chose est claire au moins derrière cette lettre. Aux lendemains de l'arrestation de Maurice KAMTO, ses alliés et 200 prisonniers politiques le 28 janvier 2019, quelques jours après, Emmanuel Macron a appelé Paul Biya et lui a demandé de calmer le jeu. Une façon diplomatique de lui dire de les libérer. Paul Biya le boulanger a promis et n'a rien fait. Ne vous demandez pas pourquoi lorsqu'il fallait adopter une résolution contre le Cameroun à l'Union Européenne, Paris n'a pas bougé. C'est parce qu'ils ont compris que Biya Paul est le boulanger de Yaoundé.
Enfin Macron demande " une accélération de la décentralisation ". C'est très subtil ça. Certes Emmanuel Macron évite tout débat sur la forme de l'Etat mais sait très bien que derrière la crise anglophone se joue également la question de l'autonomie en matière de gestion des ressources par régions. Dont la décentralisation constitue un mécanisme dans la perspective francophone.
Or de tout ce que Emmanuel Macron a demandé à Paul Biya en février, rien n'a été exécuté. Le 20 mai, il profite pour le marteler à nouveau. Le boulanger de Yaoundé va continuer à jouer au pâtissier. Mais certainement plus pour longtemps. Je n'en dis pas plus.
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