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Londonien Londonien a écrit le 21 mai 2019 à 12h50
CE N’EST PAS UNE GUERRE DE SUCCESSION MAIS PLUTÔT UNE GUERRE SUR “COMMENT ON SE MAINTIENT” AU POUVOIR QUI EST ENTRAIN DE SE JOUER.

Par Jean Pierre et BEKOLO

Tout ce qui nous a semblé comme incohérence ces derniers mois est un puzzle qui trouve tout son sens dès qu’on a vu cette video de Paul Biya au Palais de l’Unité ce 20 mai.

Le Cameroun serait dirigé par un collège de ministres qui, dans une espèce de consensus se sont eux-mêmes nommés, voire maintenus en s’attribuant les postes… après leur “victoire” à cette élection présidentielle fut en fait la leur. Pouvaient-ils faire un remaniement ministériel pour se remanier eux mêmes?
Ce qu’on appelle “cacophonie du gouvernement” confirme bien c’est une collégialité avec au moins deux pôles qui gère le Cameroun. La gestion du Cameroun ressemble à celle de Paul Biya mais elle n’est pas de Paul Biya; il s’agit d’une mais ce n'est pas l’original malgré “la délégation permanente de signature”; pour preuve les arrestations de l’ex-ministre de la défense et son épouse, les condamnations de l’ex DG de la CRTV et de l’ex ministre des finances essayaient de jouer un jeu connu de Paul Biya… afin de faire oublier l’arrestation des leaders du MRC.
La stratégie de renvoyer tout le monde aux prochaines échéances électorales et de faire taire toute contestations des précédentes est le projet de la nouvelle tête du pays pour gagner du temps. Sauf qu’il s’agit d’un monstre à plusieurs têtes, héritage des 37 ans du “diviser pour régner" de Paul Biya.
Maintenant qu’il n’est plus là, l’homme qui s’était arranger à être et à rester le seul et unique fédérateur voit les différentes polarités se manifester. La nervosité et la brutalité actuelle ne peuvent se comprendre que parce que Paul Biya n’”existe plus”! Ce n’est pas une guerre de succession mais plutôt une guerre sur “comment on se maintient” au pouvoir qui est entrain de se jouer. Et “la délégation permanente de signature” se trouve dans la même ligne qui renforce le pouvoir d’un camp contre l’autre, tout comme le premier ministre qui se trouve être juste un ministre comme les autres dans cette collégialité se voit ouvertement recadré par un simple ministre dont il est censé être le chef. Tout ceci au lieu de l’attribuer à un jeu de Paul Biya, nous devons désormais le comprendre comme une lutte interne au sein de ce
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