''En transformant la crise post-électorale née d'un détournement inacceptable du choix démocratique des électeurs camerounais lors de la dernière présidentielle en une traque policière sauvage, une répression judiciaire grotesque et un règlement de compte administratif brutal et cynique, le régime de monsieur Biya croit pouvoir ainsi se débarrasser à trop bon compte d'un problème épineux qui projette une lumière crue sur l'impossibilité de la démocratie au Cameroun dans les conditions actuelles. Ce régime croit que la prison peut tout régler. Or, même la mort ne peut tout régler. On n'enferme pas l'esprit. On n'enferme pas une cause; celle-ci se nourrit de la prise de conscience des gens, croît indépendamment de l'esprit qui l'a identifiée et poursuit d'elle-même son chemin jusqu'à son accomplissement. En même temps que je vous exhorte à faire grandir la cause de notre lutte commune, je voudrais vous rassurer de ma détermination à mener le combat pour la liberté et la démocratie, la restauration de la dignité des camerounais, le développement inclusif et le prestige de notre pays''
extrait tiré de la ''Lettre à mes compatriotes, femmes et hommes du Cameroun'' rédigée à la Prison principale de Yaoundé-kondengui, le 28 avril 2019, par le Président élu Maurice KAMTO.
extrait tiré de la ''Lettre à mes compatriotes, femmes et hommes du Cameroun'' rédigée à la Prison principale de Yaoundé-kondengui, le 28 avril 2019, par le Président élu Maurice KAMTO.

