suite
LA LETTRE DE MAURICE KAMTO AU PEUPLE CAMEROUNAIS
Mon entrée en politique était et demeure habitée par trois ambitions primordiales : rassembler les Camerounais dans la fraternité républicaine; mettre un sourire sur le visage des plus pauvres à la faveur d’un développement et d’une prospérité partagés ; faire du Cameroun une grande nation, une puissance africaine, un pays qui compte dans le concert des nations. Rien ni personne ne pourra enlever en moi l’amour profond que je porte pour vous. Nul ne pourra m’empêcher de vous aimer de cet amour fraternel qui brûle en moi depuis toujours ; un amour pétri dans la fraternité républicaine qui se situe au-delà des liens de sang et de connivences ethniques et dont ceux dont les chemins ont croisé le mien peuvent rendre témoignage. Que cette douce flamme embrase chacun de vous et consume les haines absurdes entretenues, afin qu’ensemble nous nous tournions vers notre projet national, celui de relever les défis multiples de la modernité et du monde nouveau qui interpelle notre jeunesse. Je demeure convaincu que nous arriverons un jour – pas très lointain – à vivre dans la concorde dans notre patrie commune, le Cameroun, organisé dans la forme que nous aurons choisie ensemble par une volonté commune. La Communauté internationale a bon dos. Avec le MRC, ses alliés et moi-même, elle est devenue le bouc-émissaire commode d’un régime au règne des échecs recommencés.
Mais, le risque de dislocation de l’Etat, la crise du vivre-ensemble, l’aggravation des inégalités et des injustices se traduisant par l’amplification de la fracture sociale, la zombification des populations, en particulier des jeunes avec la perte de leur amour-propre, le sentiment d’exclusion et d’absence de perspective qui les amènent à ne plus rêver que de l’émigration à tous les prix, l’exclusion de la diaspora traquée comme un ennemi, la stagnation du revenu par habitant bloqué à 1 300 dollars US depuis plus d’un quart de siècle, le déficit chronique de la balance commerciale de plus de 1 200 milliards de FCFA, l’endettement galopant, l’espérance de vie à 55 ans, le taux de mortalité maternelle et infantile parmi les plus élevés en Afrique, la gestion budgétaire inefficiente caractérisée par les dépenses improductives, les enfants qui meurent en cherchant de l’eau potable, l’indisponibilité de l’électricité pour le plus grand nombre, l’augmen
LA LETTRE DE MAURICE KAMTO AU PEUPLE CAMEROUNAIS
Mon entrée en politique était et demeure habitée par trois ambitions primordiales : rassembler les Camerounais dans la fraternité républicaine; mettre un sourire sur le visage des plus pauvres à la faveur d’un développement et d’une prospérité partagés ; faire du Cameroun une grande nation, une puissance africaine, un pays qui compte dans le concert des nations. Rien ni personne ne pourra enlever en moi l’amour profond que je porte pour vous. Nul ne pourra m’empêcher de vous aimer de cet amour fraternel qui brûle en moi depuis toujours ; un amour pétri dans la fraternité républicaine qui se situe au-delà des liens de sang et de connivences ethniques et dont ceux dont les chemins ont croisé le mien peuvent rendre témoignage. Que cette douce flamme embrase chacun de vous et consume les haines absurdes entretenues, afin qu’ensemble nous nous tournions vers notre projet national, celui de relever les défis multiples de la modernité et du monde nouveau qui interpelle notre jeunesse. Je demeure convaincu que nous arriverons un jour – pas très lointain – à vivre dans la concorde dans notre patrie commune, le Cameroun, organisé dans la forme que nous aurons choisie ensemble par une volonté commune. La Communauté internationale a bon dos. Avec le MRC, ses alliés et moi-même, elle est devenue le bouc-émissaire commode d’un régime au règne des échecs recommencés.
Mais, le risque de dislocation de l’Etat, la crise du vivre-ensemble, l’aggravation des inégalités et des injustices se traduisant par l’amplification de la fracture sociale, la zombification des populations, en particulier des jeunes avec la perte de leur amour-propre, le sentiment d’exclusion et d’absence de perspective qui les amènent à ne plus rêver que de l’émigration à tous les prix, l’exclusion de la diaspora traquée comme un ennemi, la stagnation du revenu par habitant bloqué à 1 300 dollars US depuis plus d’un quart de siècle, le déficit chronique de la balance commerciale de plus de 1 200 milliards de FCFA, l’endettement galopant, l’espérance de vie à 55 ans, le taux de mortalité maternelle et infantile parmi les plus élevés en Afrique, la gestion budgétaire inefficiente caractérisée par les dépenses improductives, les enfants qui meurent en cherchant de l’eau potable, l’indisponibilité de l’électricité pour le plus grand nombre, l’augmen

