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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Londonien Londonien a écrit le 6 mai 2019 à 9h41
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LA LETTRE DE MAURICE KAMTO AU PEUPLE CAMEROUNAIS

Tous les recours intentés devant les juridictions compétentes aux fins de l’annulation de l’acte irrégulier d’interdiction du Ministre ont essuyé le rejet, au motif qu’ils sont sans objet, alors même que sur la forme, ledit Ministre est incompétent pour prendre un tel acte, celui-ci relevant de la compétence des Sous-préfets, et que sur le fond, l’acte contesté viole manifestement la loi n° 90/055 du 19 décembre 1990 fixant le régime des réunions et des manifestations publiques. Mais je puis vous assurer que le MRC ne se laissera pas prendre en otage par un régime enragé du fait de l’exposition aux yeux du monde de ses turpitudes qu’il avait si bien su camoufler jusque-là. Qu’il soit entendu une fois pour toutes que nous ne nous laisserons pas écraser par la dictature villageoise instaurée dans le pays.

D’ores et déjà, en raison de cette interdiction de fait qui frappe notre parti, mais aussi du sang qui continue de couler inutilement dans les régions anglophones du NordOuest et Sud-Ouest en dépit des cris de détresse des populations civiles et des appels unanimes au dialogue, j’annonce que le MRC ne prendra pas part à la mise en scène du 20 Mai. Cette date à laquelle on est censé commémorer la fête de l’Unité de notre pays tend à perdre, dans le contexte actuel, sa force symbolique. En 37 ans de règne sans partage, M. BIYA a malheureusement réussi la prouesse de la rendre vide de sens politique, en raison de son instrumentalisation permanente des différences culturelles par un tribalisme d’Etat assumé et l’exclusion des populations de la gestion de leur destin.
Son régime a déconstruit une jeune nation en formation dont les jalons furent jetés dans des conditions difficiles par Ahmadou Ahidjo, et l’a réduite en une juxtaposition d’ethnies dont je conjurai l’augure il y a plusieurs années déjà. Comme jamais, notre pays est aujourd’hui divisé par les murs des replis identitaires, emprisonné par des haines ethniques tenaces et menacé d’implosion. La partie septentrionale contraste avec le reste du pays par un état de pauvreté abjecte entretenue par le régime avec la complicité d’une élite féodale, et est meurtrie dans sa région extrême par la guerre de la secte islamiste Boko Haram. Et je passe l’insécurité endémique dans les ré gions de l’Adamaoua et de l’Est, et des débordements de la guerre
Merci de patienter...
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