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LA LETTRE DE MAURICE KAMTO AU PEUPLE CAMEROUNAIS
. Nous avons démontré sans conteste que 10 des 11 membres du Conseil constitutionnel sont membres du RDPC, le parti de M. BIYA, dont ils font par ailleurs partie des instances dirigeantes, le 11e membre étant du SDF. Plusieurs d’entre eux occupent d’autres fonctions incompatibles avec la qualité de membre du Conseil constitutionnel. Sur cette base, nous avions fait un recours en récusation et en suspicion légitime, mais nous nous étions heurtés au rejet du Conseil constitutionnel. Quant à l’argument selon lequel nous n’aurions pas gagné l’élection parce que nous n’aurions pas assez de procèsverbaux (P.V.) des résultats issus des bureaux de vote et que de toute façon nous ne les avons jamais présentés au public, il est simplement spécieux.
Je réitère que nous sommes prêts à présenter nos P.V. à tout moment dans le cadre d’un recomptage des votes. Au demeurant, le RDPC lui-même n’a jamais présenté les P.V. prouvant la victoire de M. BIYA, ni au Conseil constitutionnel, ni en aucun autre lieu. Nous avons démontré à suffisance devant ledit Conseil, sur la base des prétendus P.V. d’Elecam qui seuls font foi, toutes les irrégularités qui entachaient les résultats consolidés par la Commission Nationale de Recensement des votes. Je rappelle que le total des résultats des 8 candidats, en valeur relative, était supérieur à 100% ! Que nous reproche-t-on donc ? De contester des résultats faussés à tous les niveaux, et qui ne reflétaient pas les P.V. sortis des bureaux de vote et de montrer qu’ils étaient le produit de tableaux Excel générés par des informaticiens à la solde du régime ? Non ! je ne vais pas m’excuser d’avoir gagné l’élection présidentielle du 07 octobre 2018 et de dénoncer le détournement du choix démocratique de la majorité des électeurs camerounais en ma faveur.
Pour le reste je n’ai jamais cessé de dire ma disponibilité au dialogue. On a fait courir le bruit que j’aurais été approché par les tenants du pouvoir. Je voudrais vous dire ici solennellement que cela est faux. Ni hier, ni aujourd’hui je n’ai jamais été approché par qui que ce soit, en dépit de ma main tendue.
En transformant la crise post-électorale née d’un détournement inacceptable du choix démocratique des électeurs camerounais lors de la dernière présidentielle en une traque policière sauvage, une répression jud
LA LETTRE DE MAURICE KAMTO AU PEUPLE CAMEROUNAIS
. Nous avons démontré sans conteste que 10 des 11 membres du Conseil constitutionnel sont membres du RDPC, le parti de M. BIYA, dont ils font par ailleurs partie des instances dirigeantes, le 11e membre étant du SDF. Plusieurs d’entre eux occupent d’autres fonctions incompatibles avec la qualité de membre du Conseil constitutionnel. Sur cette base, nous avions fait un recours en récusation et en suspicion légitime, mais nous nous étions heurtés au rejet du Conseil constitutionnel. Quant à l’argument selon lequel nous n’aurions pas gagné l’élection parce que nous n’aurions pas assez de procèsverbaux (P.V.) des résultats issus des bureaux de vote et que de toute façon nous ne les avons jamais présentés au public, il est simplement spécieux.
Je réitère que nous sommes prêts à présenter nos P.V. à tout moment dans le cadre d’un recomptage des votes. Au demeurant, le RDPC lui-même n’a jamais présenté les P.V. prouvant la victoire de M. BIYA, ni au Conseil constitutionnel, ni en aucun autre lieu. Nous avons démontré à suffisance devant ledit Conseil, sur la base des prétendus P.V. d’Elecam qui seuls font foi, toutes les irrégularités qui entachaient les résultats consolidés par la Commission Nationale de Recensement des votes. Je rappelle que le total des résultats des 8 candidats, en valeur relative, était supérieur à 100% ! Que nous reproche-t-on donc ? De contester des résultats faussés à tous les niveaux, et qui ne reflétaient pas les P.V. sortis des bureaux de vote et de montrer qu’ils étaient le produit de tableaux Excel générés par des informaticiens à la solde du régime ? Non ! je ne vais pas m’excuser d’avoir gagné l’élection présidentielle du 07 octobre 2018 et de dénoncer le détournement du choix démocratique de la majorité des électeurs camerounais en ma faveur.
Pour le reste je n’ai jamais cessé de dire ma disponibilité au dialogue. On a fait courir le bruit que j’aurais été approché par les tenants du pouvoir. Je voudrais vous dire ici solennellement que cela est faux. Ni hier, ni aujourd’hui je n’ai jamais été approché par qui que ce soit, en dépit de ma main tendue.
En transformant la crise post-électorale née d’un détournement inacceptable du choix démocratique des électeurs camerounais lors de la dernière présidentielle en une traque policière sauvage, une répression jud

