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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Londonien Londonien a écrit le 6 mai 2019 à 9h36
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LA LETTRE DE MAURICE KAMTO AU PEUPLE CAMEROUNAIS

organisation d’un dialogue national inclusif pour discuter sans tabou et dégager les solutions idoines à la crise et à la refondation de notre Etat. Ces propositions se sont toujours heurtées au mutisme du pouvoir en place qui préfère s’enfermer dans l’option d’une solution militaire qui, hélas !, ne fait qu’alimenter l’escalade. Par des raccourcis hasardeux, on compare la situation des Anglophones du Cameroun à celle de la Catalogne en Espagne, quand on ne rappelle pas la guerre contre des projets de sécession aux Etats-Unis ou en Irlande du Nord.
Il suffit de rappeler qu’en Espagne, la Catalogne bénéficie, comme d’autres régions espagnoles, d’un statut autonomique équivalent au fédéralisme ; or, les régions anglophones pas plus qu’aucune autre, ne jouissent de la moindre autonomie, et le pouvoir camerounais, adepte d’un centralisme d’un autre âge, est allé jusqu’à interdire l’usage du mot « fédéralisme » dans les médias. Quant aux guerres contre la sécession, ni la majorité des Camerounais, ni la Communauté internationale ne sont favorables à la partition de notre pays. Les représentants du pouvoir en place font donc l’amalgame et agitent ces exemples pour créer la confusion et refuser le dialogue. Un autre argument spécieux est de dire qu’il n’y a personne en face avec qui négocier. Il n’y a pas lieu d’élaborer longuement sur ce point. Que l’on donne donc une chance à la All Anglophone Conference (AAC) que le Cardinal Christian TUMI et d’autres essaient d’organiser depuis un certain temps et se heurtent malheureusement à l’opposition du gouvernement camerounais. Cette initiative pourrait être une pierre utile à la construction du dialogue inclusif auquel la situation du pays nous invite.

En ce qui concerne l’élection présidentielle du 07 octobre 2018, les partisans du régime prétendent qu’après la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel, il n’y a plus lieu de les contester. Selon eux, nous devons nous soumettre à ce verdict. Ils oublient trop vite – et je les comprends – qu’il s’agit d’un verdict erroné rendu par une institution à la fois illégale et illégitime en ce que sa composition viole manifestement les textes qui l’organisent et la régissent. Nous avons démontré sans conteste que 10 des 11 membres du Conseil constitutionnel sont membres du RDPC, le p
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