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LA LETTRE DE MAURICE KAMTO AU PEUPLE CAMEROUNAIS
massivement aux rares audiences devant les tribunaux de Yaoundé pour nous encourager de vos gestes, vos sourires, vos chants courageux, audacieux. Même si à chaque fois, des rideaux d’hommes armés et en posture de combat vous ont maintenus fort éloignés de notre itinéraire, je vous ai aperçus à chacun de nos passages, et croyez-moi, j’en ai été ému.
Face à la situation sécuritaire et humanitaire, politique, économique et sociale explosive dans laquelle M. BIYA a plongé notre pays, le Communauté internationale vient de tirer la sonnette d’alarme en invitant le pouvoir à respecter les droits fondamentaux des Camerounais, à libérer les otages que constituent les quelques 200 personnes arrêtées et jetées en prison, et à organiser un dialogue inclusif pour régler en particulier la crise meurtrière qui sévit dans les régions anglophones. De même, la Communauté internationale a indiqué l’impérieuse nécessité de la réforme consensuelle du système électoral avant la tenue de toute nouvelle élection. J’apprécie à sa juste valeur cette prise de position qui rejoint en plusieurs points les revendications formulées depuis quelques années déjà par le MRC.
En effet, nul n’ignore nos positions et propositions réitérées au sujet de la crise dans les régions anglophones : nous sommes opposés depuis toujours à toute idée de sécession ;_ j’ai donné le meilleur de moi-même pour récupérer des parties du territoire camerounais dans le Lac Tchad et dans la péninsule de Bakassi pour m’accommoder d’une telle perspective funeste. Mais une fois que l’on convient que la sécession n’est pas une option, nous avons rappelé, dès le lancement de notre parti en 2012, qu’il y a un problème anglophone au Cameroun et qu’il doit être résolu par le dialogue. J’ai réitéré cette position le 25 juin 2016 lors de mon meeting à Bamenda, puis le 10 décembre 2016 à mon meeting de Ngaoundéré.
Plus récemment, en novembre 2018, face à l’escalade dans cette crise qui s’est transformée en un conflit armé très meurtrier et dans le cadre duquel sont commises de nombreuses atrocités, j’ai proposé une solution articulée comme suit : négociation d’un cessez-le-feu ; désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des combattants ;_ mise sur pied d’une Commission Vérité Justice et Réconciliation ;_ organisation d’un dialogue
LA LETTRE DE MAURICE KAMTO AU PEUPLE CAMEROUNAIS
massivement aux rares audiences devant les tribunaux de Yaoundé pour nous encourager de vos gestes, vos sourires, vos chants courageux, audacieux. Même si à chaque fois, des rideaux d’hommes armés et en posture de combat vous ont maintenus fort éloignés de notre itinéraire, je vous ai aperçus à chacun de nos passages, et croyez-moi, j’en ai été ému.
Face à la situation sécuritaire et humanitaire, politique, économique et sociale explosive dans laquelle M. BIYA a plongé notre pays, le Communauté internationale vient de tirer la sonnette d’alarme en invitant le pouvoir à respecter les droits fondamentaux des Camerounais, à libérer les otages que constituent les quelques 200 personnes arrêtées et jetées en prison, et à organiser un dialogue inclusif pour régler en particulier la crise meurtrière qui sévit dans les régions anglophones. De même, la Communauté internationale a indiqué l’impérieuse nécessité de la réforme consensuelle du système électoral avant la tenue de toute nouvelle élection. J’apprécie à sa juste valeur cette prise de position qui rejoint en plusieurs points les revendications formulées depuis quelques années déjà par le MRC.
En effet, nul n’ignore nos positions et propositions réitérées au sujet de la crise dans les régions anglophones : nous sommes opposés depuis toujours à toute idée de sécession ;_ j’ai donné le meilleur de moi-même pour récupérer des parties du territoire camerounais dans le Lac Tchad et dans la péninsule de Bakassi pour m’accommoder d’une telle perspective funeste. Mais une fois que l’on convient que la sécession n’est pas une option, nous avons rappelé, dès le lancement de notre parti en 2012, qu’il y a un problème anglophone au Cameroun et qu’il doit être résolu par le dialogue. J’ai réitéré cette position le 25 juin 2016 lors de mon meeting à Bamenda, puis le 10 décembre 2016 à mon meeting de Ngaoundéré.
Plus récemment, en novembre 2018, face à l’escalade dans cette crise qui s’est transformée en un conflit armé très meurtrier et dans le cadre duquel sont commises de nombreuses atrocités, j’ai proposé une solution articulée comme suit : négociation d’un cessez-le-feu ; désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des combattants ;_ mise sur pied d’une Commission Vérité Justice et Réconciliation ;_ organisation d’un dialogue

