Aubry Bilong Pascal
54 min
Lcclc--Le message de Maurice Kamto à l'un de ses proches.
Je ne lâcherai pas!
Écoute, en dehors de tous nos PV, en dehors des fraudes ridicules, en dehors du scandale d'État à propos de la fausse mission de transparency qui prouve à suffisance que nous avons battu la dictature incompétente, je sais qu'il y'a au fond du Cameroun un peuple qui a cru en moi mieux qu'en notre adversaire.
-j'ai été dans l'extrême-nord où j'ai tenu des meetings souvent à minuit avec au rendez-vous toujours au moins mille personnes.
-- j'étais à Belel dans l'Adamaoua ; j'ai vu des femmes pleurer leur souffrance; les populations de Tello et de Idool, apprenant que j'allais traversé leurs villages ont érigé des barrières humaines sur la route pour m'obliger à les rencontrer une seconde. Ils ont fait sortir tout le monde en me promettant de m'aider à résoudre leurs problèmes. Ils n'avaient pas besoin de pain et de sardine, m'a dit un jeune de Tignere; ils avaient besoin d'eau potable, d'électricité, de route, d'école pour leurs enfants, d'hôpitaux et surtout de sécurité contre des kidnappeurs très présents dans ces zones reculées de l'Adamaoua. Je suis arrivé à Nganha'a à 23h30 quand il pleuvait. Ce que j'y ai vu avec ces yeux m'a donné de la chair de poule. À 23h30 la population de Nganha'a était là à m'attendre malgré la pluie. C'était des hommes et des femmes. Il y'en avait une qui tétait son bébé de moins d'un an. Juste à voir cette femme,
54 min
Lcclc--Le message de Maurice Kamto à l'un de ses proches.
Je ne lâcherai pas!
Écoute, en dehors de tous nos PV, en dehors des fraudes ridicules, en dehors du scandale d'État à propos de la fausse mission de transparency qui prouve à suffisance que nous avons battu la dictature incompétente, je sais qu'il y'a au fond du Cameroun un peuple qui a cru en moi mieux qu'en notre adversaire.
-j'ai été dans l'extrême-nord où j'ai tenu des meetings souvent à minuit avec au rendez-vous toujours au moins mille personnes.
-- j'étais à Belel dans l'Adamaoua ; j'ai vu des femmes pleurer leur souffrance; les populations de Tello et de Idool, apprenant que j'allais traversé leurs villages ont érigé des barrières humaines sur la route pour m'obliger à les rencontrer une seconde. Ils ont fait sortir tout le monde en me promettant de m'aider à résoudre leurs problèmes. Ils n'avaient pas besoin de pain et de sardine, m'a dit un jeune de Tignere; ils avaient besoin d'eau potable, d'électricité, de route, d'école pour leurs enfants, d'hôpitaux et surtout de sécurité contre des kidnappeurs très présents dans ces zones reculées de l'Adamaoua. Je suis arrivé à Nganha'a à 23h30 quand il pleuvait. Ce que j'y ai vu avec ces yeux m'a donné de la chair de poule. À 23h30 la population de Nganha'a était là à m'attendre malgré la pluie. C'était des hommes et des femmes. Il y'en avait une qui tétait son bébé de moins d'un an. Juste à voir cette femme,

