cette mère et son bébé dans cette tribune, j'ai réalisé à quel point le peuple avait besoin de changement; combien il en avait soif. Pendant une minute je n'ai pas parlé à l'assistance. Je ne pouvais pas. Je sentais que si j'ouvrais ma bouche devant ce paysage mouillé d'une réalité choquante, c'était mes larmes et non mes mots qu'on aurait entendues. Je me suis repris rapidement et j'ai pu tenir mon meeting jusqu'à minuit et plus.
-- j'étais à Yaoundé, à Dschang, à Nkongsamba, à Douala sous la pluie avec des milliers de jeunes déterminés à faire changer ce pays; ils chantaient leur foi en les capacités ; ils chantaient leur soif de vivre une nouvelle réalité sociale où les chances sont égalitaires. Où as-tu déjà vu çà , qu'un peuple longtemps éloigné de la politique en vienne à s'exposer au froid et à la pluie juste pour écouter un homme ? On veut me faire croire que ce sont ces populations là qui ont voté pour monsieur Biya ?
J'étais à Maroua pour une einieme fois et j'ai vu des gens pleurer, crier, me supplier de les sauver de la misère ; les vidéos sont là . Le peuple camerounais n'est pas masochiste; il ne l'a jamais été. Il avait besoin de quelqu'un qui lui créerait un intérêt à la politique, de quelqu'un en qui mettre sa confiance ; j'en ai été à la hauteur. Le pénalty est entré de la plus belle des manières et il m'est impossible de ne pas défendre ce but ardemment.
Je repense trop souvent à cet enfant sur la route que j'ai vu boire dans une même flaque d'eau que la bête dont il avait la garde; trop souvent à cette jeune fille de 14ans de Malentouin mère de deux enfants et abandonnée par sa famille et les services sociaux ; trop souvent à ces écoliers de Tchaball assis à même le sol sur des excréments de bœufs qui leur servent de bancs dans un enclos qui leur sert de salle de classe ; je repense très souvent à la promesse que j'ai faite au peuple camerounais d'aller jusqu'au bout, de ne pas le décevoir. . . Et je compte bien la tenir !
Confidence de Maurice Kamto à l'un de ses proches.
Kand Owalski
-- j'étais à Yaoundé, à Dschang, à Nkongsamba, à Douala sous la pluie avec des milliers de jeunes déterminés à faire changer ce pays; ils chantaient leur foi en les capacités ; ils chantaient leur soif de vivre une nouvelle réalité sociale où les chances sont égalitaires. Où as-tu déjà vu çà , qu'un peuple longtemps éloigné de la politique en vienne à s'exposer au froid et à la pluie juste pour écouter un homme ? On veut me faire croire que ce sont ces populations là qui ont voté pour monsieur Biya ?
J'étais à Maroua pour une einieme fois et j'ai vu des gens pleurer, crier, me supplier de les sauver de la misère ; les vidéos sont là . Le peuple camerounais n'est pas masochiste; il ne l'a jamais été. Il avait besoin de quelqu'un qui lui créerait un intérêt à la politique, de quelqu'un en qui mettre sa confiance ; j'en ai été à la hauteur. Le pénalty est entré de la plus belle des manières et il m'est impossible de ne pas défendre ce but ardemment.
Je repense trop souvent à cet enfant sur la route que j'ai vu boire dans une même flaque d'eau que la bête dont il avait la garde; trop souvent à cette jeune fille de 14ans de Malentouin mère de deux enfants et abandonnée par sa famille et les services sociaux ; trop souvent à ces écoliers de Tchaball assis à même le sol sur des excréments de bœufs qui leur servent de bancs dans un enclos qui leur sert de salle de classe ; je repense très souvent à la promesse que j'ai faite au peuple camerounais d'aller jusqu'au bout, de ne pas le décevoir. . . Et je compte bien la tenir !
Confidence de Maurice Kamto à l'un de ses proches.
Kand Owalski

