Voici un monsieur qui, jeune étudiant à l’époque de l’occupation du Cameroun par la France, n’a jamais milité dans les diverses organisations patriotiques que ses congénères animaient
Voici un compatriote qui, à la fin des études universitaires, ne choisit pas d’être avocat – pour défendre les droits humains, par exemple – ou enseignant pour éduquer ses jeunes compatriotes à la meilleure connaissance des enjeux de notre monde, mais se fait copter par les colons français à « l’institut des dite des hautes études d’outre-mer », une école chargée de former des administrateurs coloniaux, des citoyens d’Afrique commis à l’administration des territoires africains pour le compte de la France, territoires qu’ils transforment très vite en satrapies
Voici donc un «patriote » qui, ayant terminé son formatage à l’école impérialiste, est allé solliciter le parrainage du pire ennemi du nationalisme camerounais, Louis-Paul Aujoulat, qui le recommanda auprès du président d’alors, Ahmadou Ahidjo. C’est une lettre de recommandation coloniale qui permit à Paul Biya, son entrée facile et son ascension fulgurante au sein de la haute administration camerounaise.
Voici un président de la République qui, tout au long de ses 37 ans de carrière, a toujours appuyé, au niveau international, les résolutions et les démarches du camp impérialiste, comme le bombardement et la destruction de l’Irak sous George Bush
Voici un leader africain qui n’a pas hésité, envers et contre ses pairs de signer les accords déséquilibrés avec l’Union européenne, malgré les mises en garde de ses compatriotes
Voici un compatriote qui, à la fin des études universitaires, ne choisit pas d’être avocat – pour défendre les droits humains, par exemple – ou enseignant pour éduquer ses jeunes compatriotes à la meilleure connaissance des enjeux de notre monde, mais se fait copter par les colons français à « l’institut des dite des hautes études d’outre-mer », une école chargée de former des administrateurs coloniaux, des citoyens d’Afrique commis à l’administration des territoires africains pour le compte de la France, territoires qu’ils transforment très vite en satrapies
Voici donc un «patriote » qui, ayant terminé son formatage à l’école impérialiste, est allé solliciter le parrainage du pire ennemi du nationalisme camerounais, Louis-Paul Aujoulat, qui le recommanda auprès du président d’alors, Ahmadou Ahidjo. C’est une lettre de recommandation coloniale qui permit à Paul Biya, son entrée facile et son ascension fulgurante au sein de la haute administration camerounaise.
Voici un président de la République qui, tout au long de ses 37 ans de carrière, a toujours appuyé, au niveau international, les résolutions et les démarches du camp impérialiste, comme le bombardement et la destruction de l’Irak sous George Bush
Voici un leader africain qui n’a pas hésité, envers et contre ses pairs de signer les accords déséquilibrés avec l’Union européenne, malgré les mises en garde de ses compatriotes

