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Toli Sous le Manguier

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Eva Eva a écrit le 24 avril 2019 à 14h56
Le site spécialisé Intelligence Online a rapporté la semaine dernière que le Parquet national financier (PNF) avait perquisitionné les bureaux de GardaWorld et ceux d’autres acteurs mêlés à ce dossier. Le PNF, un organisme français, est chargé « de traquer la grande délinquance économique et financière ».
Selon nos informations, les perquisitions sont liées à une enquête sur un contrat pour la construction, la gestion et la sécurisation d’un camp sécurisé de l’Union européenne (UE) à Mogadiscio, en Somalie.
GardaWorld fait partie d’un consortium (nommé Rapid) qui a remporté ce contrat d’une valeur de 97,6 millions d’euros (147 M$) sur 10 ans en 2015.
Questionnée par notre Bureau d’enquête, la porte-parole de Garda a indiqué que « nous collaborons à l’enquête avec les autorités locales. Selon notre compréhension, l’enquête vise un ex-employé qui a quitté l’entreprise il y a environ quatre ans. »
Jointe à Paris, une porte-parole du PNF, Céline Clement Petremann, nous a dit que l’organisation enquêtait dans cette affaire pour « corruption d’agents publics étrangers » et « trafic d’influence d’un agent public international ».
« Les chefs sont tout à fait susceptibles d’évoluer », ajoute-t-elle, précisant que l’enquête est encore au stade préliminaire et qu’aucune accusation formelle (ou mise en examen, dans le droit français) n’avait encore été déposée.
Enregistrement compromettant
Le quotidien français Le Monde et la revue Paris Match avaient soulevé en 2016 la possibilité qu’il y ait eu corruption pour l’obtention de ce contrat en Somalie.
Les deux médias citaient un enregistrement sonore d’une réunion tenue trois jours avant l’octroi du contrat dans les bureaux d’une des firmes associées à Garda dans le consortium.
« On est à l’aube de signer un contrat assez important, qui va certainement faire des petits. [...] Sachez une chose et ça reste entre nous [...], il y a des gens à qui je vais reverser. Sachez que ces gens-là ont encore le pouvoir, à tout moment, d’arrêter l’affaire », dit notamment dans l’enregistrement un ancien consultant de Garda, le général français Cyrille Claver, comme cité par Paris Match.
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