“ SI VOUS VOUS AIMEZ COMME JE VOUS AIME, LIBÉREZ-VOUS†par l’écrivain Timba Bema
Quand j’admire je tutoie. Alors je te dis tu, Maurice, parce que je suis écrivain et comme écrivain je connais l’âme humaine, la tienne en particulier.
L’histoire ne nous donne que très rarement des hommes comme toi, des hommes capables de transformer le désespoir en espoir avec la seule force des mots.
J’entends dire que tu manques d’expérience. Tels sont les mots de ceux qui se disent véritables politiciens. Mais ils ne savent, ils ne savent pas, que le politicien, comme l’écrivain, se sert d’une seule et unique chose, la langue, pour instiller l’espoir dans le cœur des hommes. C’est un acte charitable, un acte de grand amour, que tu as assumé jusqu’au sacrifice de ce qu’il est convenu d’appeler ta liberté.
Tu as lancé ce défi colossal au peuple : si vous vous aimez comme je vous aime, libérez-vous, et vous en libérant, libérez-moi ! Tu as donc compris cette leçon magistrale que Kafka m’avait enseignée au lycée, à savoir que je vivais dans une prison. Grâce à toi tout un chacun sait désormais qu’il est prisonnier, il ne peut plus l’ignorer. C’est une première victoire, ta première victoire, que j’appellerai la victoire de la conscience.
Quand j’admire je tutoie. Alors je te dis tu, Maurice, parce que je suis écrivain et comme écrivain je connais l’âme humaine, la tienne en particulier.
L’histoire ne nous donne que très rarement des hommes comme toi, des hommes capables de transformer le désespoir en espoir avec la seule force des mots.
J’entends dire que tu manques d’expérience. Tels sont les mots de ceux qui se disent véritables politiciens. Mais ils ne savent, ils ne savent pas, que le politicien, comme l’écrivain, se sert d’une seule et unique chose, la langue, pour instiller l’espoir dans le cœur des hommes. C’est un acte charitable, un acte de grand amour, que tu as assumé jusqu’au sacrifice de ce qu’il est convenu d’appeler ta liberté.
Tu as lancé ce défi colossal au peuple : si vous vous aimez comme je vous aime, libérez-vous, et vous en libérant, libérez-moi ! Tu as donc compris cette leçon magistrale que Kafka m’avait enseignée au lycée, à savoir que je vivais dans une prison. Grâce à toi tout un chacun sait désormais qu’il est prisonnier, il ne peut plus l’ignorer. C’est une première victoire, ta première victoire, que j’appellerai la victoire de la conscience.

