AFRIQUE
CAMEROUN
Au Cameroun, l’inquiétant crépuscule du régime Biya
Emprisonnement du principal opposant, conflit armé dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest : le pouvoir multiplie les signes de raidissement.
Par Cyril Bensimon Publié le 15 mars 2019 à 10h35 - Mis à jour le 15 mars 2019 à 10h35
Le président camerounais Paul Biya, à Maroua, dans le nord du pays, le 29 septembre 2018.
Le président camerounais Paul Biya, à Maroua, dans le nord du pays, le 29 septembre 2018. ALEXIS HUGUET / AFP
Passer inaperçu tout en se rendant indispensable. Depuis son accession à la tête du Cameroun il y a plus de 36 ans, Paul Biya s’est astreint à ce principe. Président aux rares apparitions publiques – ses dernières photos, publiées à l’occasion de son 86e anniversaire où il se dévoile dans une inhabituelle tunique rose pastel, ont été abondamment commentées sur les réseaux sociaux –, il a su se placer comme un allié précieux pour tous ceux qui s’intéressent à cette région charnière entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Une zone qui, ces dernières décennies, a dû encaisser les tumultes de Boko Haram au Nigeria, de la République centrafricaine ou bien encore du Tchad.
Français, Américains et Chinois pouvaient alors, dans une belle unanimité, chanter les louanges de cet autocrate discret qui a fait de son pays un apparent havre de stabilité et une terre d’investissements. Mais alors, que s’est-il passé pour que, dans une même semaine, la diplomatie européenne et le département d’Etat américain exposent publiquement leurs préoccupations quand à la direction prise par le Cameroun ?............................
CAMEROUN
Au Cameroun, l’inquiétant crépuscule du régime Biya
Emprisonnement du principal opposant, conflit armé dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest : le pouvoir multiplie les signes de raidissement.
Par Cyril Bensimon Publié le 15 mars 2019 à 10h35 - Mis à jour le 15 mars 2019 à 10h35
Le président camerounais Paul Biya, à Maroua, dans le nord du pays, le 29 septembre 2018.
Le président camerounais Paul Biya, à Maroua, dans le nord du pays, le 29 septembre 2018. ALEXIS HUGUET / AFP
Passer inaperçu tout en se rendant indispensable. Depuis son accession à la tête du Cameroun il y a plus de 36 ans, Paul Biya s’est astreint à ce principe. Président aux rares apparitions publiques – ses dernières photos, publiées à l’occasion de son 86e anniversaire où il se dévoile dans une inhabituelle tunique rose pastel, ont été abondamment commentées sur les réseaux sociaux –, il a su se placer comme un allié précieux pour tous ceux qui s’intéressent à cette région charnière entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Une zone qui, ces dernières décennies, a dû encaisser les tumultes de Boko Haram au Nigeria, de la République centrafricaine ou bien encore du Tchad.
Français, Américains et Chinois pouvaient alors, dans une belle unanimité, chanter les louanges de cet autocrate discret qui a fait de son pays un apparent havre de stabilité et une terre d’investissements. Mais alors, que s’est-il passé pour que, dans une même semaine, la diplomatie européenne et le département d’Etat américain exposent publiquement leurs préoccupations quand à la direction prise par le Cameroun ?............................

