Sous ce rapport, le Sdf est mathématiquement perdant et exige la tenue des élections municipales avant les élections régionales. C’était déjà le même scénario en 2013 avec les premières élections sénatoriales. « Le Rdpc a déjà toutes les communes. Il a la majorité dans toutes les communes. Une redistribution des cartes s’impose ! Les élections municipales doivent être organisées avant pour changer la donne. Telle que les choses se présentent, le Rdpc veut déjà gagner partout avant lesdites élections. Si le corps électoral est convoqué avant les élections municipales, nous n’irons pas à ces élections », indique un autre cadre du Sdf et membre influent du Nec. Denis Nkemlemo, le secrétaire national à la communication du Sdf, a pour sa part ajouté qu’il serait étonnant pour le Sdf de penser autrement. Pour lui, depuis le dernier Nec, la position du parti est claire. Il insiste et renvoie aux dernières résolutions du Nec relatives à la crise dite anglophone.
« Dans tous ses discours, en particulier ceux récents du 6 novembre 2018, du 31 décembre 2018 et du 18 janvier 2019, M. Biya a montré un mépris total pour les populations affectées dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (…) Pour montrer davantage son indifférence face à la gravité de cette crise, il continue de former des commissions factices et inopérantes. La dernière en date étant la Commission nationale pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration. Le Sdf prend acte du fait que le régime Biya encourage cet environnement martial afin d’organiser la fraude électorale », litt-on.
Toute la hiérarchie du Sdf ne pense pas un seul instant participer aux élections régionales. Surtout si elles sont organisées avant les élections municipales. En rappel, l’économie du projet de loi soumis le mardi 19 mars à l’examen au Parlement par le chef de l’Etat, Paul Biya, retient le principe de l’égalité entre les régions et fixe à quatre-vingt-dix (90) le nombre de conseillers régionaux. En effet, selon l’article 248 (1) du Code électoral, les délégués des départements sont élus par un collège électoral composé des conseillers municipaux. Jean
Source: Le jour N°2899
« Dans tous ses discours, en particulier ceux récents du 6 novembre 2018, du 31 décembre 2018 et du 18 janvier 2019, M. Biya a montré un mépris total pour les populations affectées dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (…) Pour montrer davantage son indifférence face à la gravité de cette crise, il continue de former des commissions factices et inopérantes. La dernière en date étant la Commission nationale pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration. Le Sdf prend acte du fait que le régime Biya encourage cet environnement martial afin d’organiser la fraude électorale », litt-on.
Toute la hiérarchie du Sdf ne pense pas un seul instant participer aux élections régionales. Surtout si elles sont organisées avant les élections municipales. En rappel, l’économie du projet de loi soumis le mardi 19 mars à l’examen au Parlement par le chef de l’Etat, Paul Biya, retient le principe de l’égalité entre les régions et fixe à quatre-vingt-dix (90) le nombre de conseillers régionaux. En effet, selon l’article 248 (1) du Code électoral, les délégués des départements sont élus par un collège électoral composé des conseillers municipaux. Jean
Source: Le jour N°2899

