Point de vue : Au Cameroun, « avoir une conscience politique autre que celle des mangeroiristes ou des prétendus opposants est un crime »
Dans un texte publié ce 25 mars, le blogueur Florian Nguimbis se plaint d’avoir été « rappelé à l’ordre » par des compatriotes, après avoir publié un message de soutien au rappeur Valsero, emprisonné à Yaoundé, dans le cadre des « marches blanches » du MRC. Pour lui, c’est le propre des Camerounais qui se plaisent dans leurs souffrances.
Lebledparle
Après avoir posté un texte de soutien au rappeur Valsero ; j’ai reçu plusieurs messages privés dont la teneur essentielle se résume à : « laisse l’affaire là » « ne mets pas ton nom dedans » « il n’a que ce qu’il mérite » etc.
Wèèèèh mes compatriotes…
Dans ce pays où tant de choses sont interdites, manifester en dehors des clous du parti au pouvoir, s’opposer à un régime qui à force de manger l’argent du Cameroun se prend désormais pour lui, avoir une conscience politique autre que celle des mangeroiristes ou des prétendus opposants est un crime.
Etonnant paradoxe entre l’état de délitement du pays et l’apathie de la population, essentiellement jeune qui y vit. Le camerounais de 2019, jouit de son carré d’herbe où il broute, que ce soit le bureau miteux d’un ministère sans toilettes, ou la cabine brûlante d’une société française pour laquelle il vent du crédit téléphonique.
Dans un texte publié ce 25 mars, le blogueur Florian Nguimbis se plaint d’avoir été « rappelé à l’ordre » par des compatriotes, après avoir publié un message de soutien au rappeur Valsero, emprisonné à Yaoundé, dans le cadre des « marches blanches » du MRC. Pour lui, c’est le propre des Camerounais qui se plaisent dans leurs souffrances.
Lebledparle
Après avoir posté un texte de soutien au rappeur Valsero ; j’ai reçu plusieurs messages privés dont la teneur essentielle se résume à : « laisse l’affaire là » « ne mets pas ton nom dedans » « il n’a que ce qu’il mérite » etc.
Wèèèèh mes compatriotes…
Dans ce pays où tant de choses sont interdites, manifester en dehors des clous du parti au pouvoir, s’opposer à un régime qui à force de manger l’argent du Cameroun se prend désormais pour lui, avoir une conscience politique autre que celle des mangeroiristes ou des prétendus opposants est un crime.
Etonnant paradoxe entre l’état de délitement du pays et l’apathie de la population, essentiellement jeune qui y vit. Le camerounais de 2019, jouit de son carré d’herbe où il broute, que ce soit le bureau miteux d’un ministère sans toilettes, ou la cabine brûlante d’une société française pour laquelle il vent du crédit téléphonique.

