Le pire c’est que 36 ans de lavage de cerveau ont produit un camerounais qui est convaincu qu’il est la cause de ses problèmes. Oui oui, on célèbre les exceptions dans ce pays, sans s’interroger sur la règle qui fabrique un troupeau de pauvres, de clochards, de manants, de crève la faim qui meurent sur des pistes appelées routes ou dans des hôpitaux mouroirs faute d’assurance, faute de plateau technique…
Comment leur en vouloir ? La plupart n’ont jamais rien connu d’autre…
Ceux à qui cet ordre ne plaît pas, qui s’engagent à le changer, à dénoncer, à pointer du doigt sont diabolisés. Surtout s’ils touchent au secteur interdit : la politique. Dans son esprit, Le camerounais du Renouveau vit à l’ère du parti unique et ne s’en cache pas.
"Il faut laisser le père là finir ce qu’il a commencé. Hein mon frère?".
Phrase ubuesque, mais comment être surpris ? "L’école aux écoliers la politique aux politiciens". Pareil pour les rappeurs, ils n’ont qu’à rapper non ?
Wè Um Nyobè! Wèèèh Osende Afana! Wèèè Moumié! Tout ça c'était pour en finir là ?
Engagez-vous en politique, criez Biya must go au carrefour, vous vous ferez bâtonner, embastiller, insulter, calomnier. Que fera le peuple ? il troquera sa tunique de souffrance pour une robe de procureur. Au bar, devant une bière française dont le prix augmente sans le faire réagir, il interrogera votre agenda caché, il demandera les docs démontrant l’autorisation de la marche, il discourra sur la différence entre balles réelles et balles à blanc, se transformera en spécialiste des effets spéciaux, rappellera le caractère intangible de la loi, bref, vous clouera au pilori de votre engagement.
Comment leur en vouloir ? La plupart n’ont jamais rien connu d’autre…
Ceux à qui cet ordre ne plaît pas, qui s’engagent à le changer, à dénoncer, à pointer du doigt sont diabolisés. Surtout s’ils touchent au secteur interdit : la politique. Dans son esprit, Le camerounais du Renouveau vit à l’ère du parti unique et ne s’en cache pas.
"Il faut laisser le père là finir ce qu’il a commencé. Hein mon frère?".
Phrase ubuesque, mais comment être surpris ? "L’école aux écoliers la politique aux politiciens". Pareil pour les rappeurs, ils n’ont qu’à rapper non ?
Wè Um Nyobè! Wèèèh Osende Afana! Wèèè Moumié! Tout ça c'était pour en finir là ?
Engagez-vous en politique, criez Biya must go au carrefour, vous vous ferez bâtonner, embastiller, insulter, calomnier. Que fera le peuple ? il troquera sa tunique de souffrance pour une robe de procureur. Au bar, devant une bière française dont le prix augmente sans le faire réagir, il interrogera votre agenda caché, il demandera les docs démontrant l’autorisation de la marche, il discourra sur la différence entre balles réelles et balles à blanc, se transformera en spécialiste des effets spéciaux, rappellera le caractère intangible de la loi, bref, vous clouera au pilori de votre engagement.

