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Le Fey du White Le Fey du White de Si je savais Loool a écrit le 15 mars 2019 à 19h48
Les paradoxes africains d'Eric Dupond-Moretti
Par Vincent Hugeux,
publié le 02/02/2019 à 07:00 par l'express


Version nuancée par un autre juriste, familier des affaires africaines, selon qui la silhouette massive de Dupond-Moretti apparaît encore dans plusieurs actes de procédure du versant gabonais du dossier BMA en 2013, 2014 et 2015.

3) Maroc: son ami le roi
Au nord du Sahara, Eric Dupond-Moretti défend les intérêts du Royaume chérifien dans divers dossiers. Dont la piteuse tentative de chantage imputée à Eric Laurent et Catherine Graciet ; lesquels auraient tenté en 2015 d'extorquer au palais trois millions d'euros en échange de la non-publication d'un essai supposément truffé de révélations gênantes pour Mohammed VI et son entourage. Dans un entretien publié en mai 2017 par le magazine marocain Tel Quel, "Acquittator" admet avoir été contacté pour cette affaire par le palais et affiche envers le successeur d'Hassan II une déférence appuyée. Il s'amuse aussi des surnoms dont le gratifient les médias locaux, tels "le Monstre" ou "l'Animal".

Le roi du Maroc Mohammed VI à La Seine Musicale, sur l'ile Séguin à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), en décembre 2017afp.com/LUDOVIC MARIN
En août 2018, "Dupond" confirme par ailleurs au média marocain Le 360 qu'il a renoncé à défendre le chanteur Saâd Lamjarred - dont il était le conseil depuis 2016, au côté de l'avocat parisien Jean-Marie Fédida -, mis en examen en France dans plusieurs affaires de viols et de violences. Sur place, ce retrait est alors perçu comme le signe d'un lâchage par "M6" de la star incriminée.

4) Djibouti : Omar m'a payer
Le 4 décembre 2018, un nouveau communiqué du cabinet Dupond-Moretti & Vey annonce que l'équipe a reçu mandat des autorités de Djibouti pour riposter à la plainte pour abus de biens sociaux et détournement de fonds publics déposée le 16 octobre par l'association Sherpa et le Collectif européen de la diaspora djiboutienne (CEDD). Ladite plainte vise explicitement l'entourage d'Ismaïl Omar Guelleh, l'autocrate qui régente à la cravache depuis 1999 ce "balcon" stratégique de la Corne de l'Afrique. "Djibouti? C'est [mon associé] Antoine Vey qui s'en charge", esquive le meilleur ami des faucons et des chiens d'arrêt.
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