De bonne source, des négociations, secrètes afin de préserver l’orgueil des deux camps, pourraient s’ouvrir à une date et dans un lieu encore inconnus. « Les pays occidentaux sont exaspérés par le niveau de violence des forces camerounaises et, si Yaoundé refuse de dialoguer, les Américains envisagent des sanctions individuelles contre des personnalités du pouvoir », indique une personnalité investie sur ce dossier.
Cette dernière relate par ailleurs que les autorités camerounaises pourraient désormais ne plus bénéficier du parapluie protecteur de Paris : « La France, qui a toujours été favorable au gouvernement, est embarrassée. Après sa réélection, Biya a fait croire aux Français à un remaniement gouvernemental en profondeur, d’où les faucons seraient exclus, et à la création d’une commission indépendante pour entourer des négociations avec les anglophones. La France a alors fait du lobbying pour freiner les chancelleries qui étaient sur une ligne plus dure. Mais force est de constater que le pouvoir a roulé les Français dans la farine. »
« Régime illégitime »
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les principaux bénéficiaires du durcissement des autorités sont peut-être à chercher du côté de l’opposition. « Le régime illégitime nous a rendu un énorme service, assure Olivier Bibou Nissack, le porte-parole de Maurice Kamto. Pourquoi aurait-il déclenché une cabale judiciaire pour décrédibiliser quelqu’un qui n’aurait recueilli que 14 % des votes ? Le régime a mis un coup de projecteur sur le hold-up électoral dont nous avons fait l’objet en refusant le recomptage des voix, et a montré sa nature dictatoriale en déployant tout l’arsenal judiciaire, policier et militaire contre nous. »
Un fin analyste de la situation politique envisage même que « se faire arrêter faisait partie de la stratégie de M. Kamto – qui fut ministre de Paul Biya – pour se légitimer en tant qu’opposant dans un pays où ceux-ci sont traditionnellement rachetés par le pouvoir. De plus, aller en prison lui a permis d’attirer l’attention internationale sur sa personne et sur le Cameroun. »
D’après cette source, le raidissement des autorités démontre qu’« à l’image de Paul Biya, son élément central, le régime est à bout de souffle. Dans la lutte pour la succession, qui a commencé il y a fort longtemps, les durs qui semblent aux commandes actuellement se doivent d’élim
Cette dernière relate par ailleurs que les autorités camerounaises pourraient désormais ne plus bénéficier du parapluie protecteur de Paris : « La France, qui a toujours été favorable au gouvernement, est embarrassée. Après sa réélection, Biya a fait croire aux Français à un remaniement gouvernemental en profondeur, d’où les faucons seraient exclus, et à la création d’une commission indépendante pour entourer des négociations avec les anglophones. La France a alors fait du lobbying pour freiner les chancelleries qui étaient sur une ligne plus dure. Mais force est de constater que le pouvoir a roulé les Français dans la farine. »
« Régime illégitime »
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les principaux bénéficiaires du durcissement des autorités sont peut-être à chercher du côté de l’opposition. « Le régime illégitime nous a rendu un énorme service, assure Olivier Bibou Nissack, le porte-parole de Maurice Kamto. Pourquoi aurait-il déclenché une cabale judiciaire pour décrédibiliser quelqu’un qui n’aurait recueilli que 14 % des votes ? Le régime a mis un coup de projecteur sur le hold-up électoral dont nous avons fait l’objet en refusant le recomptage des voix, et a montré sa nature dictatoriale en déployant tout l’arsenal judiciaire, policier et militaire contre nous. »
Un fin analyste de la situation politique envisage même que « se faire arrêter faisait partie de la stratégie de M. Kamto – qui fut ministre de Paul Biya – pour se légitimer en tant qu’opposant dans un pays où ceux-ci sont traditionnellement rachetés par le pouvoir. De plus, aller en prison lui a permis d’attirer l’attention internationale sur sa personne et sur le Cameroun. »
D’après cette source, le raidissement des autorités démontre qu’« à l’image de Paul Biya, son élément central, le régime est à bout de souffle. Dans la lutte pour la succession, qui a commencé il y a fort longtemps, les durs qui semblent aux commandes actuellement se doivent d’élim

