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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Eva Eva a écrit le 15 mars 2019 à 14h29
Maintien d’une ligne sans concession
Que ce soit sur la répression qui s’est abattue sur l’opposition depuis la fin janvier ou le conflit qui sévit dans les régions à majorité anglophone, le pouvoir camerounais déroule l’argumentaire de l’agressé, qui réagit avec les armes du droit et s’avère incompris par l’extérieur.
Maurice Kamto, qui se présente comme « le président élu », son équipe de campagne, et près de 200 personnes ont été arrêtés depuis les manifestations du 26 janvier et placés en détention dans la sordide prison de Kondengui, à Yaoundé. Le pouvoir a mobilisé la justice militaire contre ces opposants, accusés notamment d’« insurrection, hostilité contre la patrie, rébellion et destruction des biens publics ».


En théorie, ils encourent la peine de mort. « Kamto et ses militants ont posé des actes répréhensibles comme le saccage des ambassades à Paris et Berlin où on a même pissé sur l’effigie du chef de l’Etat. Il s’est autoproclamé président en violation de la loi, a organisé des marches interdites et, quand il parle aux Bamiléké, il joue sur la fibre tribaliste en les appelant à se réveiller », justifie le proche du président Biya précédemment cité, avant de conclure en se disant satisfait que « hélas pour eux, la rue ne les suit pas, le corps social fait bloc. Tout est solide ».
A l’égard de la crise dans les deux régions anglophones, le pouvoir maintient également une ligne sans concession, affirmant avoir à faire à « des bandes autonomes qui pillent, kidnappent et n’ont rien à voir avec un projet politique indépendantiste », mais que « les actions des militaires commencent à porter leurs fruits ». « Beaucoup de leurs “généraux” sont tombés sur le champ de bataille, des centaines de leurs combattants fuient. Le seul problème que nous avons, ce sont ces enlèvements que commettent les Amba Boys [les groupes indépendantistes] qui font peur aux populations », avance une source sécuritaire.
« Les Français roulés dans la farine »
« C’est archifaux de dire que le problème est en cours de règlement. La preuve est que lorsque les indépendantistes décrètent une journée ville morte, cela fonctionne. Le gouvernement camerounais refuse de voir le problème en face et maintient son arrogance », rétorque Elie Smith, le secrétaire général et coordonnateur de la Anglophone General Conference.
Selon les quelques rares obse
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