Pa Moïse Maurice Kamto, extrait du discours du 31 décembre 2018
Mes chers compatriotes,
L’histoire de notre pays ainsi que les événements récents m’amènent à partager avec vous une préoccupation profonde. J’ai l’impression que pour des raisons difficiles à expliquer, nous avons un problème avec notre capacité d’indignation collective, notre aptitude à nous lever ensemble en tant que citoyens d’une même nation pour dire non à l’inacceptable.
Lorsqu’entre la fin des années 1950 et celle des années 1960 furent massacrées pour des raisons politiques, les populations de l’ancienne Sanaga Maritime, du Nkam et de l’Ouest, le reste des camerounais s’est tu ne se sentant pas concernés. Lorsqu’après la tentative de coup d’état manqué d’avril 1984, l’essentiel des officiers supérieurs et une bonne partie de l’élite civile originaire de la partie septentrionale de notre pays fut décimée, le reste des camerounais eut beau jeu de dire, qu’il n’avait eu que ce qu’ils méritaient.
Lorsque Boko Haram a commencé le massacre de nos frères et soeurs du septentrion les populations des autres régions du pays, le vivaient dans l’indifférence comme si elles n’étaient pas concernées. Alors que depuis deux ans, on massacre les populations des régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest, le reste des camerounais ne se sent pas concerné. Tirant prétexte de ce que ce sont des sécessionnistes. Manipuler les camerounais, les diviser et les opposer entre eux,
Mes chers compatriotes,
L’histoire de notre pays ainsi que les événements récents m’amènent à partager avec vous une préoccupation profonde. J’ai l’impression que pour des raisons difficiles à expliquer, nous avons un problème avec notre capacité d’indignation collective, notre aptitude à nous lever ensemble en tant que citoyens d’une même nation pour dire non à l’inacceptable.
Lorsqu’entre la fin des années 1950 et celle des années 1960 furent massacrées pour des raisons politiques, les populations de l’ancienne Sanaga Maritime, du Nkam et de l’Ouest, le reste des camerounais s’est tu ne se sentant pas concernés. Lorsqu’après la tentative de coup d’état manqué d’avril 1984, l’essentiel des officiers supérieurs et une bonne partie de l’élite civile originaire de la partie septentrionale de notre pays fut décimée, le reste des camerounais eut beau jeu de dire, qu’il n’avait eu que ce qu’ils méritaient.
Lorsque Boko Haram a commencé le massacre de nos frères et soeurs du septentrion les populations des autres régions du pays, le vivaient dans l’indifférence comme si elles n’étaient pas concernées. Alors que depuis deux ans, on massacre les populations des régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest, le reste des camerounais ne se sent pas concerné. Tirant prétexte de ce que ce sont des sécessionnistes. Manipuler les camerounais, les diviser et les opposer entre eux,

