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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Londonien Londonien a écrit le 26 février 2019 à 22h02
L’ARRESTATION DE Me NDOKI OU LA MATERIALISATION L’ENSAUVAGEMENT D’UN PEUPLE PAR UNE DICTATURE DE TUEURS A GAGE.

C’est fait. « we got her ». Ont-ils certainement lancé après avoir appris l’arrestation de Me Ndoki, cette héroïne des luttes pour la démocratie, pour les libertés, pour la bonne gouvernance et pour la justice dans un pays qui s’amuse à expérimenter progressivement l’horreur de la guerre civile et de la haine décomplexé. Un gouvernement vénal, corrompu, composé de jouisseurs impénitents dont le désir permanent demeure la satisfaction leurs pensées libidinales et de faire l’expérience de la dialectique du maître et de l’esclave.

Comment ne pas s’interroger sur le caractère humain de ces gens. Dans toutes les sociétés, les femmes, nos mères sont protégés, sont encadrées et sont valorisées même quand elles s’engagent en politique. Car des siècles de domination masculine ont longtemps confiné la place de la femme à la sphère privée diront les universitaires mais de manière plus triviale à reproduction, à la maternité et à la satisfaction de désirs sexuels des hommes. Le monde change, les temps évoluent. De plus en plus de femmes gouvernent de grands pays. Sont chefs d’entreprise. Sont même les chefs de ménage. Ce qui n’a pas fondamentalement bouleversé la structure de la domination masculine mais aura permis au moins de remettre au goût du jour le rôle important de la femme dans les sociétés africaines. Un rôle longtemps obscurcit par l’extension du partriarcat.

Ahhh ce fameux samedi 26 janvier 2019. Me Ndoki se rendait librement à l’hôpital pour rendre visite à Celestin Ndjamen qui venait de recevoir une balle à sa jambe au cours d’une marche pacifique. A l’entrée de l’hôpital, face à cette civile non armée un policier tire sur elle une première à bouts portant et lui lance « tu iras encore parler à Equinoxe ». Puis tire une deuxième fois. Imaginez la scène et posez-vous cette question : et si c’était ma mère, ma sœur ou ma cousine ?

Certains zélés, arrogants, illettrés vous poseront certainement cette question : que faisait-elle dehors ? Répondez simplement à ces ignorants que la liberté de parole y compris dont ils jouissent en posant cette question est due à d’autres Ndoki qui avant leur naissance ce sont battues pour plus de liberté au Cameroun. Rappelez leur également qu’avant que leurs pères, leurs frères, leurs o
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