SUITE
Finalement le Président Mitterrand va recevoir Ahidjo le mercredi 21 octobre 1981 à 16H pour vingt minutes seulement. « Ahidjo est arrivé à Paris le dimanche et s’est installé à l’Hôtel pour attendre le jour de l’audience ; mais toutes les télés et radios françaises diffusaient les dénigrements du régime par Mongo Beti et autres opposants installés en France ; avant même d’être en face de Mitterrand on savait que l’issue de l’entretien serait néfaste » me dit Moussa Yaya en 1993.
1982 : les difficultés de Cellucam à Edea vont ternir l’image du Gouvernement. Sur le plan industriel, de nombreux goulets d’étranglement freinent la montée en puissance et l’usine de pâte à papier tourne à peine au tiers de sa capacité lorsque survient le 3 mars 1982 une explosion qui détruit la station de blanchiment de la pâte ; en zone précédemment rebelle, l’index pointe le Colon comme auteur d’un attentat délibéré, étant mécontent de la présence des « étrangers » dans cet important projet. Ahidjo est vraiment perplexe et touché.
Epilogue
Se sentant lâché par Paris, Amadou Ahidjo multiplie les voyages à l’étranger à la recherche d’appuis ; il pactise même avec Ceausescu de Roumanie.
Cassant le monopole des banques françaises, le Président Ahidjo autorise l’entrée des banques américaines, attirées par les surplus pétroliers qui s’accumulent (un pactole de 600 millions de dollars à New York). Le 5 juillet 1982, le Président Ahidjo est en visite aux Etats-Unis et dans la perspective d’exploiter le gaz camerounais, il signe un protocole avec la firme Air Products, géant mondial et principal concurrent de la société française Air Liquide. Dès lors son sort est scellé.
Finalement le Président Mitterrand va recevoir Ahidjo le mercredi 21 octobre 1981 à 16H pour vingt minutes seulement. « Ahidjo est arrivé à Paris le dimanche et s’est installé à l’Hôtel pour attendre le jour de l’audience ; mais toutes les télés et radios françaises diffusaient les dénigrements du régime par Mongo Beti et autres opposants installés en France ; avant même d’être en face de Mitterrand on savait que l’issue de l’entretien serait néfaste » me dit Moussa Yaya en 1993.
1982 : les difficultés de Cellucam à Edea vont ternir l’image du Gouvernement. Sur le plan industriel, de nombreux goulets d’étranglement freinent la montée en puissance et l’usine de pâte à papier tourne à peine au tiers de sa capacité lorsque survient le 3 mars 1982 une explosion qui détruit la station de blanchiment de la pâte ; en zone précédemment rebelle, l’index pointe le Colon comme auteur d’un attentat délibéré, étant mécontent de la présence des « étrangers » dans cet important projet. Ahidjo est vraiment perplexe et touché.
Epilogue
Se sentant lâché par Paris, Amadou Ahidjo multiplie les voyages à l’étranger à la recherche d’appuis ; il pactise même avec Ceausescu de Roumanie.
Cassant le monopole des banques françaises, le Président Ahidjo autorise l’entrée des banques américaines, attirées par les surplus pétroliers qui s’accumulent (un pactole de 600 millions de dollars à New York). Le 5 juillet 1982, le Président Ahidjo est en visite aux Etats-Unis et dans la perspective d’exploiter le gaz camerounais, il signe un protocole avec la firme Air Products, géant mondial et principal concurrent de la société française Air Liquide. Dès lors son sort est scellé.

