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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Londonien Londonien a écrit le 11 février 2019 à 12h54
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Camsuco produit du bon sucre mais le vend à 135 F le kilo alors que les études étaient basées sur un prix de 240 F le kilo d’où un énorme déficit de cash-flow; l’usine tourne à moins de la moitié de sa capacité parce que les plantations de canne ne sont pas encore arrivées à maturation ; or les études avaient indiqué deux ans pour donner le plein rendement des champs. L’endettement de la sucrerie est excessif et les recherches de subventions énervent tout le monde. Lors du Conseil d’Administration de Camsuco tenu à Yaoundé le 6 juillet 1979, l’on observe une brève mais intense passe d’armes entre le Délégué français et la SNI, sur la question des indemnités à verser au titre d’assistance technique française. C’est là que les problèmes d’Amadou Bello se corsent. En tournée en Afrique du Nord pour chercher une compagnie sucrière en Egypte et au Maroc pour jouer le rôle de partenaire à la Camsuco, car celle-ci bat de l’aile, Amadou Bello est reçu par le Roi Hassan II, qui l’informe « C’est moi que la France a chargé de dire au Président Ahidjo que tu dois être écarté de la SNI ».

Peu après son retour de cette mission, le 7 novembre 1979, Amadou Bello est muté PDG de la Camair. La compagnie nationale choisit la firme américaine Boeing pour fournir le gros porteur B747 qui sera baptisé Mont Cameroun ; affectueusement surnommé « Le Combi » par les camerounais, cet aéronef est aussitôt intégré parmi les symboles de l’identité nationale. 1981 : avec l’avènement du pétrole, le budget de l’Etat et le commerce extérieur affichent des soldes excédentaires.

En dépit des ratés de quelques sociétés d’Etat, les affaires décollent et l’Economie nationale atteint son apogée. En France, un nouveau Chef d’Etat a pris fonctions en mai 1981; son avènement inquiète le sérail à Yaoundé et pour cause, François Mitterrand avait envoyé Me Badinter défendre Ernest Ouandié mais Ahidjo l’avait remis dans l’avion pour Paris.
Des chefs d’Etat du pré-carré français ont été reçus plus d’une fois à l’Elysée mais l’invitation du Président camerounais tarde à venir.
Finalement le Président Mitterrand va recevoir Ahidjo le mercredi 21 octobre 1981 à 16H pour vingt minutes seulement. « Ahidjo est arrivé à Paris le dimanche et s’est installé à l’Hôtel pour attendre le jour de l’audience ; mais toutes les télés et radios françaises dif
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