SUITE
En 1978 la SNI a atteint son altitude de croisière. Mais nos partenaires français s’irritent durant les négociations quand nous faisons les calculs pour diminuer leur part de revenus.
L’Auditeur Chef de Mission que je suis est taxé de «gêneur» sur les projets Sawa Novotel de Douala et Mizao Novotel de Maroua ; pareillement à la Tannerie de Ngaoundéré. Mais on s’accroche. En juillet 1978, le PDG Amadou Bello est ravi ; il m’a envoyé en mission au siège de Novotel à Evry en France et à l’issue des contrôles y effectués, il a pu faire baisser le budget d’équipement du Sawa Hôtel de 900 millions francs à 412 millions francs.
En novembre 1978, le Gouvernement par l’entremise de la SNI réussira à négocier une prise de participation minoritaire (25%) dans le capital de SABC (Brasseries du Cameroun); cette société a essuyé tous les quolibets, étant tour à tour taxée de colonialisme et de stakhanovisme. « Quand j’ai lu la conclusion de votre note d’analyse recommandant l’achat des actions SABC par la SNI, j’ai observé la réaction de soulagement sur le visage du Président Alphonse Denis et j’ai compris que les français voulaient cette entrée des camerounais dans la société ; j’en ai alors profité pour négocier à la baisse le prix d’achat proposé par votre note ; félicitons mutuellement, M. Ouandji car j’ai aussi travaillé » me dit Amadou Bello à son retour du Conseil d’Administration de SABC du 2 novembre 1978 où il avait été invité pour négocier l’entrée du Cameroun dans le capital de la SABC.
Au courant de l’année 1979, commencent les difficultés financières de la SNI, directe conséquence des difficultés financières de certains projets initiés dans la phase euphorique cinq ans plus tôt.
Socame n’est pas économiquement viable car son produit est basé sur l’importation de produits chimiques onéreux.
Camsuco produit du bon sucre mais le vend à 135 F le kilo alors que les études étaient basées sur un prix de 240 F le kilo d’où un énorme déficit de cash-flow; l’usine tourne à moins de la moitié de sa capacité parce que les plantations de canne ne sont pas encore arrivées à maturation ; or les études avaient indiqué deux ans pour donner le plein rendement des champs. L’endettement de la sucrerie est excessif et les recherches de subventions énervent tout le monde. Lors du Conseil d’Administration de Camsuco tenu à Yaoundé le
En 1978 la SNI a atteint son altitude de croisière. Mais nos partenaires français s’irritent durant les négociations quand nous faisons les calculs pour diminuer leur part de revenus.
L’Auditeur Chef de Mission que je suis est taxé de «gêneur» sur les projets Sawa Novotel de Douala et Mizao Novotel de Maroua ; pareillement à la Tannerie de Ngaoundéré. Mais on s’accroche. En juillet 1978, le PDG Amadou Bello est ravi ; il m’a envoyé en mission au siège de Novotel à Evry en France et à l’issue des contrôles y effectués, il a pu faire baisser le budget d’équipement du Sawa Hôtel de 900 millions francs à 412 millions francs.
En novembre 1978, le Gouvernement par l’entremise de la SNI réussira à négocier une prise de participation minoritaire (25%) dans le capital de SABC (Brasseries du Cameroun); cette société a essuyé tous les quolibets, étant tour à tour taxée de colonialisme et de stakhanovisme. « Quand j’ai lu la conclusion de votre note d’analyse recommandant l’achat des actions SABC par la SNI, j’ai observé la réaction de soulagement sur le visage du Président Alphonse Denis et j’ai compris que les français voulaient cette entrée des camerounais dans la société ; j’en ai alors profité pour négocier à la baisse le prix d’achat proposé par votre note ; félicitons mutuellement, M. Ouandji car j’ai aussi travaillé » me dit Amadou Bello à son retour du Conseil d’Administration de SABC du 2 novembre 1978 où il avait été invité pour négocier l’entrée du Cameroun dans le capital de la SABC.
Au courant de l’année 1979, commencent les difficultés financières de la SNI, directe conséquence des difficultés financières de certains projets initiés dans la phase euphorique cinq ans plus tôt.
Socame n’est pas économiquement viable car son produit est basé sur l’importation de produits chimiques onéreux.
Camsuco produit du bon sucre mais le vend à 135 F le kilo alors que les études étaient basées sur un prix de 240 F le kilo d’où un énorme déficit de cash-flow; l’usine tourne à moins de la moitié de sa capacité parce que les plantations de canne ne sont pas encore arrivées à maturation ; or les études avaient indiqué deux ans pour donner le plein rendement des champs. L’endettement de la sucrerie est excessif et les recherches de subventions énervent tout le monde. Lors du Conseil d’Administration de Camsuco tenu à Yaoundé le

