SUITE
Ayant arraché le pouvoir, le nouvel homme fort du Niger veut renégocier le prix de cession de l’uranium à la France. En Côte d’Ivoire, dans la foulée et sur le même schéma, Houphouët-Boigny va créer la Caisse de stabilisation des produits de base et la Compagnie ivoirienne de développement du textile CIDT ; la première prend le contrôle des produits de base et la seconde va structurer le développement dans la zone cotonnière du Nord du pays. Ayant visité le Cameroun en février 1978, FHB est impressionné ; il rentre chez lui pour imprimer un élan d’économie nationale en Côte d’Ivoire, car en ce temps-là les plantations, les boulangeries, les grands magasins et les grosses affaires appartenaient aux étrangers, français et libanais, essentiellement. FHB somme ses ministres et DG de « prendre le crédit » à la Banque nationale de développement agricole BNDA, pour fonder des plantations qui de cacao-café en zone semi forestière, qui de palmier-hévéa sur la frange côtière, au choix, et leur alloue des terres sans distinction de l’origine tribale du promoteur.
L’euphorie s’empare du régime à Yaoundé et ça bouillonne à la SNI. Trois diplômés de la faculté de droit et sciences économiques de Ngoa Ekele Yaoundé sont recrutés le 1er août 1974 pour effectuer un stage d’un an avant d’aller aux Etats-Unis pour faire un MBA : Sanda Oumarou, Ejangue Théodore, Ouandji Bernard.
La décision du Gouvernement est surprenante et courageuse parce que d’habitude c’est en France que l’Administration camerounaise a envoyé ses cadres en formation. C’est que le PDG a décidé d’étoffer ses services avec des cadres imprégnés des affaires internationales hors du contexte de la Zone franc. Et pour cause, depuis l’instauration des taux de change fluctuants le 15 août 1971, les économistes du monde entier parlent beaucoup du dollar, des euro-dollars ; en 1974 le contexte économique mondial est sous l’emprise de la surchauffe ; suite à l’envolée des prix du pétrole, les cours de toutes les matières premières ont flambé.
De nombreux projets sont proposés aux pays du tiers monde : raffineries, sucreries, usines textiles etc. Dans le cas du Cameroun s’ajoute la pâte à papier. Dans un contexte où les offres sont complexes, les gros projets sont envisagés or les pays du tiers-monde ne disposent que de cadres nationaux peu expérimentés.
Comme pour donner la réplique aux fran
Ayant arraché le pouvoir, le nouvel homme fort du Niger veut renégocier le prix de cession de l’uranium à la France. En Côte d’Ivoire, dans la foulée et sur le même schéma, Houphouët-Boigny va créer la Caisse de stabilisation des produits de base et la Compagnie ivoirienne de développement du textile CIDT ; la première prend le contrôle des produits de base et la seconde va structurer le développement dans la zone cotonnière du Nord du pays. Ayant visité le Cameroun en février 1978, FHB est impressionné ; il rentre chez lui pour imprimer un élan d’économie nationale en Côte d’Ivoire, car en ce temps-là les plantations, les boulangeries, les grands magasins et les grosses affaires appartenaient aux étrangers, français et libanais, essentiellement. FHB somme ses ministres et DG de « prendre le crédit » à la Banque nationale de développement agricole BNDA, pour fonder des plantations qui de cacao-café en zone semi forestière, qui de palmier-hévéa sur la frange côtière, au choix, et leur alloue des terres sans distinction de l’origine tribale du promoteur.
L’euphorie s’empare du régime à Yaoundé et ça bouillonne à la SNI. Trois diplômés de la faculté de droit et sciences économiques de Ngoa Ekele Yaoundé sont recrutés le 1er août 1974 pour effectuer un stage d’un an avant d’aller aux Etats-Unis pour faire un MBA : Sanda Oumarou, Ejangue Théodore, Ouandji Bernard.
La décision du Gouvernement est surprenante et courageuse parce que d’habitude c’est en France que l’Administration camerounaise a envoyé ses cadres en formation. C’est que le PDG a décidé d’étoffer ses services avec des cadres imprégnés des affaires internationales hors du contexte de la Zone franc. Et pour cause, depuis l’instauration des taux de change fluctuants le 15 août 1971, les économistes du monde entier parlent beaucoup du dollar, des euro-dollars ; en 1974 le contexte économique mondial est sous l’emprise de la surchauffe ; suite à l’envolée des prix du pétrole, les cours de toutes les matières premières ont flambé.
De nombreux projets sont proposés aux pays du tiers monde : raffineries, sucreries, usines textiles etc. Dans le cas du Cameroun s’ajoute la pâte à papier. Dans un contexte où les offres sont complexes, les gros projets sont envisagés or les pays du tiers-monde ne disposent que de cadres nationaux peu expérimentés.
Comme pour donner la réplique aux fran

