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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Londonien Londonien a écrit le 11 février 2019 à 12h48
SUITE

Jusqu’en 1972 toutes nos communications téléphoniques internationales transitaient par un commutateur de France Cable Radio ; et il fallait payer 25% de droits de transit.
Le Cameroun décide de créer la Société des Télécommunications du Cameroun (Intelcam) pour prendre le relais. Devenue 100% camerounaise, Intelcam modernise la station terrienne de Zamengoé et réalise l’accès au réseau mondial INTELSAT directement. Un PDG est nommé à la tête d’Intelcam.

La Régie des chemins de fer passe sous contrôle national avec la nomination d’un PDG camerounais, Ntang Gilbert, qui aussitôt achète des locomotives chez le constructeur canadien Bombardier ; ça jase dans les ateliers de la Régie, car les locomotives canadiennes sont performantes et dit-on, moins chères que les concurrentes françaises.
Dans le secteur de l’agro-industrie, Socapalm et Hevecam verront le jour avec l’Etat (la SNI) actionnaire majoritaire ; dans les deux sociétés l’Assistance technique est assurée par Terres Rouges, une mythique compagnie française qui a été pionnière de l’hévéa au Cambodge, aujourd’hui membre du Groupe Bolloré.

Le Gouvernement négocie une prise de participation dans la capital de Safacam ; cette société coloniale a aménagé de vastes étendues de terres entre Edea et kribi pour cultiver l’hévéa et le palmier à huile ; ses pratiques et politiques de main d’oeuvre ont nourri les revendications nationales depuis 1946 (Um Nyobe, Ernest Ouandié ont animé des syndicats à Dizangué).
Cet élan va conduire à la création de Sodecoton en 1974, avec l’Etat camerounais détenteur de 70% des actions ; la CFDT, ancien organisme colonial qui gérait le coton dans toute l’Afrique francophone, verra sa part diminuer à 30%.

L’ONCPB est mis sur pied théoriquement pour égaliser dans le temps les flux des revenus tirés du cacocaco- coton ; en réalité, l’ONCPB et son réseau d’acheteurs nationaux prennent le contrôle de l’exportation des produits de base.

Les camerounais Mbous, T. Bella, Ebobo deviendront de gros exportateurs de cacao. Les planteurs camerounais rachètent les usines de café dans le Mungo.
L’Economie nationale d’Ahidjo fait école.

Ayant arraché le pouvoir, le nouvel homme fort du Niger veut renégocier le prix de cession de l’uranium à la France. En Côte d’Ivoire, dans la foulée et sur le même schéma, Houphouët-Boigny va créer la Caisse de stabilisati
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