PUBLICITÉ

Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
Les champs marqués avec un * sont obligatoires.
Eva Eva a écrit le 10 février 2019 à 18h48
Comme vous le savez, le combat pour la liberté n’a jamais été un long fleuve tranquille. L’histoire de notre continent, et plus particulièrement celle de notre pays, est fournie de figures dont l’engagement pour des causes justes s’est souvent fait au péril de leur propre vie.

Notre incarcération au GSO, au Secrétariat d’Etat à la Défense, au Groupement Mobile d’Intervention, à la direction de la police judiciaire, et la mise en détention provisoire de certains de nos camarades à la prison centrale de KONDENGUI, en violation flagrante de toutes les règles de procédure, ne devraient donc pas susciter en vous crainte et angoisse, mais renforcer votre conviction qu’il faut indispensablement que les forces du changement, issues de l’ensemble de la nation, se lèvent contre le pouvoir avilissant déterminé à entrainer notre pays vers l’insignifiance, l’incertitude et le délitement total.

En effet, cette situation est loin d’être étrange au regard du contexte de notre pays où on assiste depuis de nombreuses années à la privation, voire la privatisation, systématique des libertés publiques au bénéfice du maintien d’un régime politique dont le bilan politique, socioéconomique et sécuritaire est catastrophique.

Sur le plan politique, la réforme consensuelle du système électoral, qui est un impératif pour l’équilibre de la compétition démocratique, a été proposé dans le but de régler des incongruités telles que le maintien de la majorité électorale à 20 ans alors que l’on est responsable, au plan pénal, à 18 ans. C’est proprement dénier à une catégorie majoritaire de la population de notre pays sa capacité à opérer un choix politique éclairé. Tout se passe comme si, pour le pouvoir illégitime de Yaoundé, le maintien du statu quo marqué par une Commission électorale et un Conseil Constitutionnel conçus pour demeurer des instruments de conservation du pouvoir est plus important que l’équilibre du jeu politique, seul gage d’une paix durable.

De même, l’absence d’une réaction forte à la suite du retrait au Cameroun de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations, assimilé fort malheureusement à un simple « glissement de date » par celui qui prit l’engagement de sa tenue le « jour dit », constitue la preuve que le régime de monsieur Biya est victime d’un essoufflement préjudiciable au bon fonctionnement des institutions.
Merci de patienter...
PUBLICITÉ

FIL INFO

PUBLICITÉ

Welcome Back!

Login to your account below

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Add New Playlist