Sur le plan économique, l’échec du Document Stratégique pour la Croissance et l’Emploi, présenté en son temps comme la boussole vers l’émergence de notre pays, est une preuve supplémentaire de l’incapacité du régime RDPC à apporter des solutions aux problèmes que rencontrent les Camerounais. L’introduction d’un Plan d’Urgence Triennal 2015-2018, d’un Plan Triennal Spécial-Jeunes, du Plan d’Urgence Humanitaire est le signe d’une inaptitude à la planification stratégique, voire d’une gouvernance économique par bricolage permanent.
Sur le plan sécuritaire, la négligence et le mépris légendaires du régime de monsieur Biya vis-à -vis des régions septentrionales, dont les populations sont considérées comme de simples faire-valoir, a favorisé l’émergence de crises notamment la dissémination de la menace terroriste Boko Haram.
S’il est nécessaire de saluer l’action héroïque de nos forces de défense dans la lutte contre cette menace, l’honnêteté intellectuelle voudrait qu’on souligne l’utilisation inconséquente des moyens financiers et matériels mis à disposition à cet effet. Ce qui, non seulement, met en péril la coopération militaire entre le Cameroun et des partenaires stratégiques tel que les Etats-Unis, mais aussi sape la crédibilité de notre pays en tant qu’acteur clé de la lutte contre l’insécurité dans la région sahélo-saharienne.
Par ailleurs, le phénomène de prises d’otages dans l’Adamaoua, longtemps souligné par de nombreuses alertes, a finalement pris une ampleur inquiétante, créant ainsi un autre front d’insécurité.
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Que dire de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest que l’option militaire choisie par le pouvoir de Yaoundé, au détriment de l’organisation du dialogue inclusif régulièrement proposé par les forces du changement et le MRC, ne parvient toujours pas à résoudre? Elle se pose comme un échec retentissant au regard de la radicalisation des acteurs et de la diversification des fronts. Les nombreuses conséquences de la crise sur l’emploi des populations, en particulier les jeunes, et sur la stabilité des activités économiques, scolaires et universitaires des deux régions démontrent, à côté du nombre croissant de victimes, que la résolution par les armes d’un problème éminemment politique conduit inévitablement à un
Sur le plan sécuritaire, la négligence et le mépris légendaires du régime de monsieur Biya vis-à -vis des régions septentrionales, dont les populations sont considérées comme de simples faire-valoir, a favorisé l’émergence de crises notamment la dissémination de la menace terroriste Boko Haram.
S’il est nécessaire de saluer l’action héroïque de nos forces de défense dans la lutte contre cette menace, l’honnêteté intellectuelle voudrait qu’on souligne l’utilisation inconséquente des moyens financiers et matériels mis à disposition à cet effet. Ce qui, non seulement, met en péril la coopération militaire entre le Cameroun et des partenaires stratégiques tel que les Etats-Unis, mais aussi sape la crédibilité de notre pays en tant qu’acteur clé de la lutte contre l’insécurité dans la région sahélo-saharienne.
Par ailleurs, le phénomène de prises d’otages dans l’Adamaoua, longtemps souligné par de nombreuses alertes, a finalement pris une ampleur inquiétante, créant ainsi un autre front d’insécurité.
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