Libérateur.fr
Au Cameroun, la sortie antisémite d'un ministre rappelle le spectre de la haine ethnique
Par Maria Malagardis — 5 février 2019 à 19:07
En justifiant l'extermination des Juifs par une prétendue «arrogance», le ministre délégué à la Justice Jean de Dieu Momo révèle aussi la tentation du pouvoir de raviver la division dans un pays qui traverse une période tumultueuse.
En quelques phrases, le ministre délégué à la Justice Jean de Dieu Momo, jusqu’alors homme politique camerounais de second plan, s’est taillé dimanche une réputation planétaire dont le régime en place à Yaoundé se serait bien passé. Surtout dans cette période particulièrement tumultueuse pour le Cameroun : des manifestations y ont été violemment réprimées le 26 janvier, suivies deux jours plus tard par l’arrestation de plusieurs personnalités de l’opposition, dont son leader, Maurice Kamto, toujours détenu à ce jour sans notification des charges contre lui. Emprisonné à Yaoundé, il a entamé cette semaine une grève de la faim.
Au Cameroun, la sortie antisémite d'un ministre rappelle le spectre de la haine ethnique
Par Maria Malagardis — 5 février 2019 à 19:07
En justifiant l'extermination des Juifs par une prétendue «arrogance», le ministre délégué à la Justice Jean de Dieu Momo révèle aussi la tentation du pouvoir de raviver la division dans un pays qui traverse une période tumultueuse.
En quelques phrases, le ministre délégué à la Justice Jean de Dieu Momo, jusqu’alors homme politique camerounais de second plan, s’est taillé dimanche une réputation planétaire dont le régime en place à Yaoundé se serait bien passé. Surtout dans cette période particulièrement tumultueuse pour le Cameroun : des manifestations y ont été violemment réprimées le 26 janvier, suivies deux jours plus tard par l’arrestation de plusieurs personnalités de l’opposition, dont son leader, Maurice Kamto, toujours détenu à ce jour sans notification des charges contre lui. Emprisonné à Yaoundé, il a entamé cette semaine une grève de la faim.

