Course
Ce qui n’a pas empêché Maurice Kamto, ex-ministre en rupture de ban depuis 2011, de se lancer dans la course présidentielle en octobre, ratissant bien plus large que sa propre ethnie. L’issue du scrutin a officiellement permis à Paul Biya de se maintenir en place après trente-six ans de pouvoir. Mais Kamto, et ses nombreux sympathisants, n’ont jamais reconnu les chiffres officiels du scrutin. Et c’est dans ce climat délétère que la stigmatisation des Bamiléké a refait surface dans les médias proches du régime.
Momo lui aussi d’ailleurs est bamiléké. Sa tirade antisémite se voulait d’abord un avertissement adressé à ses frères : «Soyons moins gourmands», conseille-t-il, quelques secondes avant de prononcer les propos infamants. Aveuglé par la surenchère ethnique à laquelle il se prêtait, Momo a donc prononcé les phrases de trop. Aux dernières nouvelles, il n’a pas l’intention de démissionner. Et pour le reste, aucune chancellerie ne s’est émue de l’arrestation des leaders de l’opposition, ni de leur assimilation à un groupe ethnique «trop gourmand».
Maria Malagardis
Ce qui n’a pas empêché Maurice Kamto, ex-ministre en rupture de ban depuis 2011, de se lancer dans la course présidentielle en octobre, ratissant bien plus large que sa propre ethnie. L’issue du scrutin a officiellement permis à Paul Biya de se maintenir en place après trente-six ans de pouvoir. Mais Kamto, et ses nombreux sympathisants, n’ont jamais reconnu les chiffres officiels du scrutin. Et c’est dans ce climat délétère que la stigmatisation des Bamiléké a refait surface dans les médias proches du régime.
Momo lui aussi d’ailleurs est bamiléké. Sa tirade antisémite se voulait d’abord un avertissement adressé à ses frères : «Soyons moins gourmands», conseille-t-il, quelques secondes avant de prononcer les propos infamants. Aveuglé par la surenchère ethnique à laquelle il se prêtait, Momo a donc prononcé les phrases de trop. Aux dernières nouvelles, il n’a pas l’intention de démissionner. Et pour le reste, aucune chancellerie ne s’est émue de l’arrestation des leaders de l’opposition, ni de leur assimilation à un groupe ethnique «trop gourmand».
Maria Malagardis

