suite et fin
Le Bac en ciment : les prisonniers, nus, sont enchaînés accroupis dans des bacs en ciment avec de l’eau glacée jusqu’aux narines, pendant des jours et des jours. Un système perfectionné de fils électriques permet de faire passer des décharges de courant dans l’eau des bacs. Un certain nombre de fois dans la nuit, un des geôliers, "pour s’amuser", met le contact. On entend alors des hurlements de damnés, qui glacent de terreur les habitants loin à la ronde. Les malheureux, dans leurs bacs de ciment, deviennent fous !...
« Oui j’affirme que cela se passe depuis des années, notamment au camp de torture et d’extermination de Manengouba (Nkongsamba) »
« Ils ont massacré de 300 à 400 000 personnes. Un vrai génocide. Ils ont pratiquement anéanti la race. Sagaies contre armes automatiques. Les Bamilékés n’avaient aucune chance. Les villages avaient été rasés, un peu comme Attila », témoigne le pilote d’hélicoptère Max Bardet. J’appris avec ces phrases le massacre littéralement inouï d’une population camerounaise au tournant des années soixante, dit encore François-Xavier Verschave. Je m’attachai à en savoir davantage. Ce ne fut pas facile, tant la terreur, là -bas, produit encore son effet. Ce n’est pas terminé. »
Le Bac en ciment : les prisonniers, nus, sont enchaînés accroupis dans des bacs en ciment avec de l’eau glacée jusqu’aux narines, pendant des jours et des jours. Un système perfectionné de fils électriques permet de faire passer des décharges de courant dans l’eau des bacs. Un certain nombre de fois dans la nuit, un des geôliers, "pour s’amuser", met le contact. On entend alors des hurlements de damnés, qui glacent de terreur les habitants loin à la ronde. Les malheureux, dans leurs bacs de ciment, deviennent fous !...
« Oui j’affirme que cela se passe depuis des années, notamment au camp de torture et d’extermination de Manengouba (Nkongsamba) »
« Ils ont massacré de 300 à 400 000 personnes. Un vrai génocide. Ils ont pratiquement anéanti la race. Sagaies contre armes automatiques. Les Bamilékés n’avaient aucune chance. Les villages avaient été rasés, un peu comme Attila », témoigne le pilote d’hélicoptère Max Bardet. J’appris avec ces phrases le massacre littéralement inouï d’une population camerounaise au tournant des années soixante, dit encore François-Xavier Verschave. Je m’attachai à en savoir davantage. Ce ne fut pas facile, tant la terreur, là -bas, produit encore son effet. Ce n’est pas terminé. »

