Le compte-rendu de monsieur Amadou adressé au ministre Lejeune Mbella et censé être confidentiel, circule sur les réseaux sociaux depuis au moins le lendemain de sa rédaction, ce qui suppose qu’il y a des personnes au sein de l’Ambassade du Cameroun ou du ministère des Relations extérieures qui, pour divulguer un rapport dédouanant sans conteste le bouc-émissaire de choix que s’est trouvé le régime, ne sont pas d’accord avec la manière dont les choses sont malhonnêtement menées pour faire porter à Maurice Kamto, le plus pacifiste et le plus raisonnable des opposants que Paul Biya ait pu avoir en une trentaine d’années de pratiques du pluralisme politique au Cameroun, le chapeau de la révolte des Camerounais de la diaspora.
Si des fonctionnaires qui n’ont ni la possibilité, ni le courage de s’exprimer ouvertement peuvent poser un tel acte de résistance muette, mieux de désobéissance civile, qu’en serait-il des manifestants de la diaspora qui, parce que hors de portée de ceux qui brident toute liberté, exhibent des armes à feu à la face des manifestants pacifiques, ou menacent de les emprisonner ?
Ce ne sont pas les partisans du régime s’épanchant régulièrement sur les réseaux sociaux qui nous démentiraient, eux qui, dans un élan de provocation et d’incitation à la guerre civile, ne cessent de répéter qu’au regard du niveau auquel s’est élevé la répression par les autorités camerounaises des manifestations de l’opposition, ils s’attendaient à ce que les militants de celle-ci prenne au moins des armes blanches pour montrer qu’ils ne sont pas des morts-vivants. Des citoyens d’autres pays africains trouvent les militants de l’opposition camerounaise trop timorés et débonnaires, voire, par moquerie, « trop raisonnables » de garder tout leur sang froid après avoir regardé les images évoquées supra, eussent-elles été le fait des forces de l’ordre obéissant aux ordres d’un régime à la légitimité établie et incontestée.
Si des fonctionnaires qui n’ont ni la possibilité, ni le courage de s’exprimer ouvertement peuvent poser un tel acte de résistance muette, mieux de désobéissance civile, qu’en serait-il des manifestants de la diaspora qui, parce que hors de portée de ceux qui brident toute liberté, exhibent des armes à feu à la face des manifestants pacifiques, ou menacent de les emprisonner ?
Ce ne sont pas les partisans du régime s’épanchant régulièrement sur les réseaux sociaux qui nous démentiraient, eux qui, dans un élan de provocation et d’incitation à la guerre civile, ne cessent de répéter qu’au regard du niveau auquel s’est élevé la répression par les autorités camerounaises des manifestations de l’opposition, ils s’attendaient à ce que les militants de celle-ci prenne au moins des armes blanches pour montrer qu’ils ne sont pas des morts-vivants. Des citoyens d’autres pays africains trouvent les militants de l’opposition camerounaise trop timorés et débonnaires, voire, par moquerie, « trop raisonnables » de garder tout leur sang froid après avoir regardé les images évoquées supra, eussent-elles été le fait des forces de l’ordre obéissant aux ordres d’un régime à la légitimité établie et incontestée.

