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Eva Eva a écrit le 2 février 2019 à 12h08
Au Cameroun, l'opposant Maurice Kamto est devenu "l'homme à abattre"

Il est arrivé deuxième à la présidentielle derrière le président Paul Biya.
L'opposant camerounais Maurice Kamto à Yaoundé, le 14 août 2018. Il est arrivé deuxième à la présidentielle derrière le président Paul Biya. (ZOHRA BENSEMRA / X90036)
Par Martin Mateso – Rédaction Afrique – France Télévisions
Mis à jour le 01/02/2019 | 14:31 – publié le 01/02/2019 | 14:31

Au total, huit infractions pèsent sur ses épaules parmi lesquelles "l’hostilité à la patrie" et "l’incitation à l’insurrection". Le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun a été placé en détention le 28 janvier 2019, suscitant une vague d’indignation dans le pays.

Maurice Kamto ne cesse de dénoncer "un hold-up électoral", depuis l’annonce des résultats de la présidentielle camerounaise du 7 octobre 2018. Il était arrivé deuxième derrière le président Paul Biya. L’opposant camerounais revendique toujours la victoire. Il est porté par une vague de militants qui affirment vouloir se battre à ses côtés "jusqu’à la fin et jusqu’au sang", s'il le faut.

Le pouvoir de Yaoundé face à un dilemme
L'opposant camerounais n'est pas seul à séjourner au cachot. Plusieurs dizaines de militants de son parti, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun, ont été arrêtés pour avoir manifesté sans autorisation, le 26 janvier 2019, à son appel. Maurice Kamto est devenu l'ennemi public numéro 1.

"Il y a longtemps que le Cameroun n’avait pas eu un opposant de cette envergure. Il a démissionné du gouvernement, fait rare au Cameroun. Cela a été vécu par le président Paul Biya comme une attitude de défiance personnelle", fait remarquer Hans de Marie Heungoup, chercheur à International Crisis Group. Le politologue souligne que le pouvoir camerounais se trouve aujourd’hui face à un dilemme. "Si le pouvoir garde Maurice Kamto longtemps, cela pourrait plonger le pays dans une conjoncture politique nocive, envenimer davantage les relations entre communautés et, à terme, pousser les radicaux de son parti à des actions violentes à Douala et Yaoundé."

Amnesty International a aussitôt demandé la libération du chef du Mouvement pour la renaissance du Cameroun et des militants "arrêtés pour avoir simplement exercé leur droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique". Ils avaient répondu à l’ap
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