Mais vont-elles le faire ?
«Non», répond de manière péremptoire un collègue du promu… «Il est difficile, voire impossible pour les entreprises de s’abreuver des travaux universitaires pour trouver des solutions à certains problèmes, qu’elles rencontrent. Et c’est regrettable», pense-t-il. Et pourtant, d’après le Pr Sélestin Sokeng, enseignant à l’université de Ngaoundéré, le mémoire et la thèse ont d’abord un rôle pédagogique.
«Le mémoire permet à l’étudiant de monter un projet, de le réaliser et de faire un rapport. À travers les descentes sur le terrain qu’il aura effectué, les vérifications qu’il aura faites, les conclusions qu’il aura tirées, il peut confirmer, infirmer une hypothèse. Le candidat a aussi le devoir de faire des propositions, innover, pour résoudre un ou des problèmes qu’il aura décelés en faisant ses recherches. C’est aussi cela le rôle de la thèse. Et pendant les soutenances, les candidats doivent, à base des arguments pertinents défendre leurs idées» explique le Pr Sokeng qui appuie : «les thèses ont pour rôles de trouver des solutions aux problèmes qui se posent dans des entreprises et dans la société de manière générale».
BIBLIOTHÈQUE
Sauf que, comme l’affirme le Dr Shehou de l’université de Maroua, le problème du milieu universitaire au Cameroun, c’est le système. Il est désarticulé, cloisonné et illogique. «Ailleurs, il y a une conciliation entre les entreprises et les universités. Les entreprises tirent profit des travaux menés par les universitaires. Mais ici au Cameroun, ce n’est pas le cas. Ailleurs, certaines entreprises passent des commandes aux étudiants, aux universités sur des sujets, sur des problèmes précis.
Et ces derniers livrent leurs commandes, avec des résultats plus que satisfaisants. Et ces résultats sont utilisés à bon escient», explique l’historien de l’université de Maroua. Et contrairement à ce que pense l’imagerie populaire, cet enseignant affirme que les universitaires camerounais produisent beaucoup. Mais, c’est la vulgarisation des travaux effectués qui posent problème.
«Il suffit de faire un tour dans les bibliothèques de nos différentes universités, vous verrez le travail qui est fait. Les facultés sont tellement saturées que certaines ne savent même plus où garder les travaux effectués par les étudiants», développe le Dr Shehou. Importants, ces travaux s
«Non», répond de manière péremptoire un collègue du promu… «Il est difficile, voire impossible pour les entreprises de s’abreuver des travaux universitaires pour trouver des solutions à certains problèmes, qu’elles rencontrent. Et c’est regrettable», pense-t-il. Et pourtant, d’après le Pr Sélestin Sokeng, enseignant à l’université de Ngaoundéré, le mémoire et la thèse ont d’abord un rôle pédagogique.
«Le mémoire permet à l’étudiant de monter un projet, de le réaliser et de faire un rapport. À travers les descentes sur le terrain qu’il aura effectué, les vérifications qu’il aura faites, les conclusions qu’il aura tirées, il peut confirmer, infirmer une hypothèse. Le candidat a aussi le devoir de faire des propositions, innover, pour résoudre un ou des problèmes qu’il aura décelés en faisant ses recherches. C’est aussi cela le rôle de la thèse. Et pendant les soutenances, les candidats doivent, à base des arguments pertinents défendre leurs idées» explique le Pr Sokeng qui appuie : «les thèses ont pour rôles de trouver des solutions aux problèmes qui se posent dans des entreprises et dans la société de manière générale».
BIBLIOTHÈQUE
Sauf que, comme l’affirme le Dr Shehou de l’université de Maroua, le problème du milieu universitaire au Cameroun, c’est le système. Il est désarticulé, cloisonné et illogique. «Ailleurs, il y a une conciliation entre les entreprises et les universités. Les entreprises tirent profit des travaux menés par les universitaires. Mais ici au Cameroun, ce n’est pas le cas. Ailleurs, certaines entreprises passent des commandes aux étudiants, aux universités sur des sujets, sur des problèmes précis.
Et ces derniers livrent leurs commandes, avec des résultats plus que satisfaisants. Et ces résultats sont utilisés à bon escient», explique l’historien de l’université de Maroua. Et contrairement à ce que pense l’imagerie populaire, cet enseignant affirme que les universitaires camerounais produisent beaucoup. Mais, c’est la vulgarisation des travaux effectués qui posent problème.
«Il suffit de faire un tour dans les bibliothèques de nos différentes universités, vous verrez le travail qui est fait. Les facultés sont tellement saturées que certaines ne savent même plus où garder les travaux effectués par les étudiants», développe le Dr Shehou. Importants, ces travaux s

