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APRÈS L’ARRESTATION DE KAMTO, L’INFLUENT JOURNAL FRANÇAIS LIBÉRATION ACCUSE LA FRANCE DE SOUTENIR LA DICTATURE AU CAMEROUN .«On ne peut plus to
lérer ce régime recroquevillé sur un clan ethnique, qui mène une guerre à huis clos dans l’ouest anglophone, abuse tellement des détournements de fonds qu’on lui a même retiré en novembre l’organisation de la prochaine Coupe d’Afrique des nations, suite aux retards dans les travaux. Les manifs de samedi, c’était justement pour exprimer tout ce ras-le-bol», ajoute le jeune homme.
Aux yeux des Occidentaux, Biya, à défaut d’être un grand démocrate, a longtemps semblé garantir un semblant de stabilité. Mais ce raisonnement est-il encore valable, alors que la secte jihadiste Boko Haram, venue du Nigéria voisin, s’est durablement installée dans le nord misérable du pays ? Et que l’Ouest anglophone est depuis un an et demi le théâtre d’une guerre entre forces loyalistes et séparatistes ? «N’oubliez jamais que le Cameroun a été la première colonie française d’Afrique subsaharienne à réclamer l’indépendance, les armes à la main. Aujourd’hui, les millions de jeunes Camerounais qui n’ont connu que Biya depuis leur naissance, n’ont même pas besoin de basculer dans la violence armée, faute d’être entendus. Cette violence armée est déjà là dans l’Ouest. La France ferait bien de s’en rendre compte», note un Camerounais de passage à Paris.
Maria Malagardis
APRÈS L’ARRESTATION DE KAMTO, L’INFLUENT JOURNAL FRANÇAIS LIBÉRATION ACCUSE LA FRANCE DE SOUTENIR LA DICTATURE AU CAMEROUN .«On ne peut plus to
lérer ce régime recroquevillé sur un clan ethnique, qui mène une guerre à huis clos dans l’ouest anglophone, abuse tellement des détournements de fonds qu’on lui a même retiré en novembre l’organisation de la prochaine Coupe d’Afrique des nations, suite aux retards dans les travaux. Les manifs de samedi, c’était justement pour exprimer tout ce ras-le-bol», ajoute le jeune homme.
Aux yeux des Occidentaux, Biya, à défaut d’être un grand démocrate, a longtemps semblé garantir un semblant de stabilité. Mais ce raisonnement est-il encore valable, alors que la secte jihadiste Boko Haram, venue du Nigéria voisin, s’est durablement installée dans le nord misérable du pays ? Et que l’Ouest anglophone est depuis un an et demi le théâtre d’une guerre entre forces loyalistes et séparatistes ? «N’oubliez jamais que le Cameroun a été la première colonie française d’Afrique subsaharienne à réclamer l’indépendance, les armes à la main. Aujourd’hui, les millions de jeunes Camerounais qui n’ont connu que Biya depuis leur naissance, n’ont même pas besoin de basculer dans la violence armée, faute d’être entendus. Cette violence armée est déjà là dans l’Ouest. La France ferait bien de s’en rendre compte», note un Camerounais de passage à Paris.
Maria Malagardis

