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Toli Sous le Manguier

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Londonien Londonien a écrit le 29 janvier 2019 à 18h07
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APRÈS L’ARRESTATION DE KAMTO, L’INFLUENT JOURNAL FRANÇAIS LIBÉRATION ACCUSE LA FRANCE DE SOUTENIR LA DICTATURE AU CAMEROUN .

En octobre, au lendemain du scrutin présidentiel, alors qu’il venait de s’en déclarer le vainqueur, Maurice Kamto allait d’ailleurs dans le même sens : «Pourquoi l’Europe ne s’implique pas davantage, alors qu’elle affirme être saturée par l’immigration ? Quant à la France, c’est pareil. Elle ne se montre pas plus impliquée dans le changement, malgré ses intérêts économiques dans ce pays», se désolait-il dans une interview à Libération.

Répression et arrestations

Agé de 65 ans, cet ancien ministre en rupture de ban depuis 2011 a créé la surprise lors du dernier scrutin présidentiel, en drainant des foules considérables à ses meetings. Il se trouve donc désormais sous les verrous, transféré mardi matin de Douala à Yaoundé, la capitale. Son arrestation intervient à l’issue d’un week-end particulièrement tendu : des marches organisées samedi dans les principales villes du pays se sont soldées par une violente répression par les forces de l’ordre, et une centaine d’arrestations.
«La répression de ces manifestations prouve que le régime se sent conforté par le silence des chancelleries occidentales après la dernière élection, même si Washington s’est montré plus critique que Paris. Reste que l’arrestation de Kamto est inédite. Même aux pires moments de la répression en 1992 ou 2008, jamais le leader de l’opposition n’avait été arrêté», constate de son côté un activiste de la diaspora camerounaise en France.

«On occupe les ambassades»

Une diaspora qui, en réaction aux violences de samedi, a envahi le soir même l’ambassade du Cameroun dans le XVIe arrondissement à Paris, saccageant les lieux et déchirant le portrait officiel de Biya. «A Berlin et à Bruxelles, les diasporas camerounaises ont, de la même façon, envahi les ambassades. On s’était tous donné le mot : si ces marches pacifiques sont réprimées, alors on occupe les ambassades», raconte ce jeune activiste, qui a pourtant grandi dans une famille proche du pouvoir. «Les temps ont changé», explique-t-il.«On ne peut plus tolérer ce régime recroquevillé sur un clan ethnique, qui mène une guerre à huis clos dans l’ouest anglophone, abuse tellement des détournements de fonds qu’on lui a même retiré en novembre l’organisation de la prochaine
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