@ Suite de Dreyfus
P : Artur Jorge n’a- t-il pas profité des erreurs défensives des Ivoiriens?
G D: Le Portugais a bien observé le match de Montpellier. Il a rééquilibré son équipe, même s’il a toujours des problèmes au milieu de terrain. Mais, il a retrouvé une force offensive en dépit d’un Eto’o qui ne marque toujours pas. Il a mis en confiance Webo que les non-initiés connaissaient peu avant les éliminatoires. Il a redonné confiance au groupe. Il a su s’imposer comme le maître de la sélection n’hésitant pas à laisser sur le banc Kamenien ou à faire jouer Alioum Saidou, autre “inconnuâ€. Il a sillonné l’Europe pour voir les joueurs, leur parler. Il a constitué une équipe solide et plus efficace devant.
L P : Ne pensez-vous pas que le staff technique des Eléphants n’a pas tiré les leçons de la défaite concédée devant la France en amical?
G D : La France a battu la Côte d’Ivoire 3-0. Qu’est-ce que je fais? Je change tout. Je remplace Alain par Jacques, Pierre par Laurent. Je le répète le plus dur en changeant la composition de l’équipe est de créer des automatismes. Une équipe ne s’improvise pas au gré des défaites. Il y faut beaucoup de travail.
L P : Le mental des Camerounais n’a- t-il pas fait la différence?
G D : Piqués au vif par cette notoriété nouvelle, les Camerounais ont mis tout leur coeur dans la bataille. C’est le type de défi qu’ils adorent. En 92 à Dakar, ils avaient les ressources pour gagner le titre. Mais ils n’avaient qu’un objectif: celui de battre le Sénégal du “traître†Claude Leroy. Après, la suite n’avait plus beaucoup de sens. Les Ivoiriens étaient montés sur un piédestal, notamment par la presse française qui brusquement redécouvrait l’Afrique et ne cessait d’encenser Drogba, Dindané et consorts. Jorge n’a pas eu à motiver ses joueurs. Qui t’a fait roi, toi qu’on n’a jamais vu dans des matches cruciaux, pensaient au fond d’eux-mêmes Song, Eto’o et tous les autres.
L P : Quelle pourrait être désormais la conduite à tenir pour les Eléphants?
G D : Préparer la CAN et se tourner vers 2010. Si on laisse en paix l’équipe - qui imaginait au coup d’envoi des éliminatoires qu’elle tracerait un si beau parcours! - elle sera très très forte dans quelques années. Elle doit être bichonnée, protégée, renforcée, améliorée dans la perspective mondiale sud-africaine. Et qu’on leur foute la paix
P : Artur Jorge n’a- t-il pas profité des erreurs défensives des Ivoiriens?
G D: Le Portugais a bien observé le match de Montpellier. Il a rééquilibré son équipe, même s’il a toujours des problèmes au milieu de terrain. Mais, il a retrouvé une force offensive en dépit d’un Eto’o qui ne marque toujours pas. Il a mis en confiance Webo que les non-initiés connaissaient peu avant les éliminatoires. Il a redonné confiance au groupe. Il a su s’imposer comme le maître de la sélection n’hésitant pas à laisser sur le banc Kamenien ou à faire jouer Alioum Saidou, autre “inconnuâ€. Il a sillonné l’Europe pour voir les joueurs, leur parler. Il a constitué une équipe solide et plus efficace devant.
L P : Ne pensez-vous pas que le staff technique des Eléphants n’a pas tiré les leçons de la défaite concédée devant la France en amical?
G D : La France a battu la Côte d’Ivoire 3-0. Qu’est-ce que je fais? Je change tout. Je remplace Alain par Jacques, Pierre par Laurent. Je le répète le plus dur en changeant la composition de l’équipe est de créer des automatismes. Une équipe ne s’improvise pas au gré des défaites. Il y faut beaucoup de travail.
L P : Le mental des Camerounais n’a- t-il pas fait la différence?
G D : Piqués au vif par cette notoriété nouvelle, les Camerounais ont mis tout leur coeur dans la bataille. C’est le type de défi qu’ils adorent. En 92 à Dakar, ils avaient les ressources pour gagner le titre. Mais ils n’avaient qu’un objectif: celui de battre le Sénégal du “traître†Claude Leroy. Après, la suite n’avait plus beaucoup de sens. Les Ivoiriens étaient montés sur un piédestal, notamment par la presse française qui brusquement redécouvrait l’Afrique et ne cessait d’encenser Drogba, Dindané et consorts. Jorge n’a pas eu à motiver ses joueurs. Qui t’a fait roi, toi qu’on n’a jamais vu dans des matches cruciaux, pensaient au fond d’eux-mêmes Song, Eto’o et tous les autres.
L P : Quelle pourrait être désormais la conduite à tenir pour les Eléphants?
G D : Préparer la CAN et se tourner vers 2010. Si on laisse en paix l’équipe - qui imaginait au coup d’envoi des éliminatoires qu’elle tracerait un si beau parcours! - elle sera très très forte dans quelques années. Elle doit être bichonnée, protégée, renforcée, améliorée dans la perspective mondiale sud-africaine. Et qu’on leur foute la paix

