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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Eva Eva a écrit le 2 janvier 2019 à 14h25
Pa Moïse Maurice Kamto

L’histoire de notre pays ainsi que les événements récents m’amènent à partager avec vous une préoccupation profonde. J’ai l’impression que pour des raisons difficiles à expliquer, nous avons un problème avec notre capacité d’indignation collective, notre aptitude à nous lever ensemble en tant que citoyens d’une même nation pour dire non à l’inacceptable.

Lorsqu’entre la fin des années 1950 et celle des années 1960 furent massacrées pour des raisons politiques, les populations de l’ancienne Sanaga Maritime, du Nkam et de l’Ouest, le reste des camerounais s’est tu ne se sentant pas concernés. Lorsqu’après la tentative de coup d’état manqué d’avril 1984, l’essentiel des officiers supérieurs et une bonne partie de l’élite civile originaire de la partie septentrionale de notre pays fut décimée, le reste des camerounais eut beau jeu de dire, qu’il n’avait eu que ce qu’ils méritaient.
Lorsque Boko Haram a commencé le massacre de nos frères et soeurs du septentrion les populations des autres régions du pays, le vivaient dans l’indifférence comme si elles n’étaient pas concernées. Alors que depuis deux ans, on massacre les populations des régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest, le reste des camerounais ne se sent pas concerné. Tirant prétexte de ce que ce sont des sécessionnistes. Manipuler les camerounais, les diviser et les opposer entre eux,

Attiser les haines ethniques, voilà la recette du régime de monsieur Biya élève modèle de l’école coloniale, recette qui fonctionne encore et toujours même après l’indépendance du pays. Nous apprenons avec application à nous détester entre nous et à cultiver l’indifférence vis-à-vis du voisin, nos compatriotes, voire nos frères et soeurs de sang. Si nous persistons dans cette attitude antinationale, la question sera : à qui le tour demain? Cette indifférence est quelques fois justifiée par le refus de certains de se mêler de la politique, mais ceci n’est qu’une piètre excuse, car voici que les préparatifs d’un événement sportif la CAN, a révélé la profondeur abyssale de l’échec du leadership camerounais et dévoilé un pays, mis en coupe réglée par un gang mafieux aux ramifications internationales. Il ne s’agit pas de politique mais de l’humiliation et de la ruine nationale, du fait que c’est l’expression la plus spectaculaire de l’agression d
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