« Ce qui m’a amené ici, c’est le vieux débat pour l’émancipation du cadre ancien imposé en Afrique par la Constitution française de 1958. En fait, la bataille pour l’indépendance réelle…
Reprenant l’article 8 de la Constitution de la IVe République, l’article 12 de la Constitution de la Ve république a attribué aux anciennes colonies de la France un statut de fausse indépendance, où les Affaires étrangères, la Défense, la Monnaie ainsi que l’Enseignement supérieur restaient entre les mains de Paris. C’est ainsi que notre statut, pour ne pas dire notre destinée, est gravé dans le marbre de la Constitution française !
En ce qui concerne l’Enseignement supérieur, il a été décidé un jour d’installer des universités en Afrique pour limiter l’immigration en France, en fixant les étudiants sur place… Les accords de 1962 ont fini de coudre la camisole qui nous a tenus dans l’infantilisme et la dépendance, en attribuant la priorité de l’accès aux richesses du sous-sol de nos pays à la France.
Il faut dire que Houphouët-Boigny croyait que le devoir des Africains, c’était de travailler à la grandeur de la France…»
Le Président Laurent Gbagbo in Libre pour la vérité et la justice pages 5 et 6 .
Reprenant l’article 8 de la Constitution de la IVe République, l’article 12 de la Constitution de la Ve république a attribué aux anciennes colonies de la France un statut de fausse indépendance, où les Affaires étrangères, la Défense, la Monnaie ainsi que l’Enseignement supérieur restaient entre les mains de Paris. C’est ainsi que notre statut, pour ne pas dire notre destinée, est gravé dans le marbre de la Constitution française !
En ce qui concerne l’Enseignement supérieur, il a été décidé un jour d’installer des universités en Afrique pour limiter l’immigration en France, en fixant les étudiants sur place… Les accords de 1962 ont fini de coudre la camisole qui nous a tenus dans l’infantilisme et la dépendance, en attribuant la priorité de l’accès aux richesses du sous-sol de nos pays à la France.
Il faut dire que Houphouët-Boigny croyait que le devoir des Africains, c’était de travailler à la grandeur de la France…»
Le Président Laurent Gbagbo in Libre pour la vérité et la justice pages 5 et 6 .

