SUR L’IMPÔT DES HOMMES D’AFFAIRES CAMEROUNAIS
Un certain nombre de débats récurrents tourne autour des impôts payés par les Camerounais, et suivant le bord, on peut se vanter d’être un grand contributeur, ou alors être condamné d’être un grand fraudeur.
Mais parler au Cameroun des impôts versés par les Camerounais, c’est de la pure blague !
Je l’ai dit et redit, l’Economie du Cameroun, ce sont les étrangers. Ce sont les étrangers qui contrôlent toutes les activités stratégiques du Cameroun : l’eau (CDE), l’électricité (ENEO), l’agroalimentaire (SABC, SOSUCAM, etc.), les agroindustries (CDE, SOCAPALM, HEVECAM, etc.), l’industrie métallurgique (ALUCAM, SOCATRAL, etc.), l’industrie chimique (Cimenteries), les banques (SCB, BICEC, etc.), les télécommunications (MTN, ORANGE, NEXTELL), les jeux (PMUC, loto sportif), le transport (CAMRAIL), la logistique, les assurances, le gros commerce (SHO, Hypermarchés, ventes de véhicules neufs, etc.), les travaux publics, etc.
Tout ! Ils contrôlent tous les secteurs stratégiques et représentent 56% des capitaux camerounais !
Ensuite vient l’Etat, qui a des participations dans certaines de ces grandes activités, mais contrôlent aussi les équipements de production. Sa part est de 31% dans le système productif.
Enfin, vient le secteur privé du Cameroun, essentiellement localisé dans l’informel rural, le petit tertiaire urbain, quelques hôtels, quelques établissements financiers et quelques activités de finissage (brasseries, vins). Toute cette poudre d’activités n’atteint même pas 14% !
Ces 14% paraissent invraisemblables à l’homme de la rue tant il voit les Camerounais partout : taxis, boutiques, quincaillerie, boulangerie, taxis, etc.
Cette erreur de parallaxe est normale, car le Camerounais moyen ne voit quotidiennement que la petite richesse de ses voisins. Mais qui va lui expliquer que les l’ensemble des taxis de Yaoundé et de Douala n’atteint pas un seul Boeing ? Qui va lui dire qu’une seule centrale électrique achète tous les auberges du Cameroun que nous affublons pompeusement du nom d’hôtels ?
Notre petit patrimoine poudreux, éparpillé et ubiquitaire, nous donne des illusions de puissance alors qu’il ne vaut rien !
Voyons maintenant l’incidence sur les impôts. Du point numérique, les entreprises étrangères ne représentent même pas 1% des effectifs, mais elles contribuent pour 85% des recettes fiscales. Outre le
Un certain nombre de débats récurrents tourne autour des impôts payés par les Camerounais, et suivant le bord, on peut se vanter d’être un grand contributeur, ou alors être condamné d’être un grand fraudeur.
Mais parler au Cameroun des impôts versés par les Camerounais, c’est de la pure blague !
Je l’ai dit et redit, l’Economie du Cameroun, ce sont les étrangers. Ce sont les étrangers qui contrôlent toutes les activités stratégiques du Cameroun : l’eau (CDE), l’électricité (ENEO), l’agroalimentaire (SABC, SOSUCAM, etc.), les agroindustries (CDE, SOCAPALM, HEVECAM, etc.), l’industrie métallurgique (ALUCAM, SOCATRAL, etc.), l’industrie chimique (Cimenteries), les banques (SCB, BICEC, etc.), les télécommunications (MTN, ORANGE, NEXTELL), les jeux (PMUC, loto sportif), le transport (CAMRAIL), la logistique, les assurances, le gros commerce (SHO, Hypermarchés, ventes de véhicules neufs, etc.), les travaux publics, etc.
Tout ! Ils contrôlent tous les secteurs stratégiques et représentent 56% des capitaux camerounais !
Ensuite vient l’Etat, qui a des participations dans certaines de ces grandes activités, mais contrôlent aussi les équipements de production. Sa part est de 31% dans le système productif.
Enfin, vient le secteur privé du Cameroun, essentiellement localisé dans l’informel rural, le petit tertiaire urbain, quelques hôtels, quelques établissements financiers et quelques activités de finissage (brasseries, vins). Toute cette poudre d’activités n’atteint même pas 14% !
Ces 14% paraissent invraisemblables à l’homme de la rue tant il voit les Camerounais partout : taxis, boutiques, quincaillerie, boulangerie, taxis, etc.
Cette erreur de parallaxe est normale, car le Camerounais moyen ne voit quotidiennement que la petite richesse de ses voisins. Mais qui va lui expliquer que les l’ensemble des taxis de Yaoundé et de Douala n’atteint pas un seul Boeing ? Qui va lui dire qu’une seule centrale électrique achète tous les auberges du Cameroun que nous affublons pompeusement du nom d’hôtels ?
Notre petit patrimoine poudreux, éparpillé et ubiquitaire, nous donne des illusions de puissance alors qu’il ne vaut rien !
Voyons maintenant l’incidence sur les impôts. Du point numérique, les entreprises étrangères ne représentent même pas 1% des effectifs, mais elles contribuent pour 85% des recettes fiscales. Outre le

