Cameroun: Elecam convoqué à l'Union Africaine, le Conseil Constitutionnel remis à sa place de caisse de résonnance du Biyaïsme
« Man no run ! » On n'en a pas fini avec les développements de la crise politique née de l'élection présidentielle du 7 octobre 2018 au Cameroun. La détermination de Maurice Kamto ( "vainqueur autoproclamé" pour les partisans du régime, véritable vainqueur du scrutin pour une frange importante des Camerounais) à se faire restituer [sa] victoire est progressivement en train de dévoiler la fragilité des institutions camerounaises toutes à la solde du président légalement élu, Paul Biya, et dont les faiblesses sont inversément proportionnelles à leurs proclamations sur leurs forces supposées.
La doctrine juridique au Cameroun, comme dans tout Etat qui se respecte est que les décisions du Conseil Constitutionnel (Cour Constitutionnelle ailleurs, et simplement Cour Suprême dans les pays qui n'ont pas adopté ce modèle dans leur ordonnancement des juridictions) ne sont susceptibles d'aucun recours, et s'appliquent à tous, y compris aux détenteurs des trois pouvoirs étatiques que sont l'exécutif, le législatif et le judiciaire, lesquels conviennent –ou plutôt s'obligent- de s'en remettre à son autorité morale, alors que l'implémentation de ses décisions est tributaire de la volonté et de la capacité de ceux-ci à les traduire dans les faits. Encore faut-il que le Conseil Constitutionnel –comme on appelle cette institution au Cameroun- puisse en imposer, par la justesse de ces décisions et l'autonomie ou la capacité d'être autonomes en temps requis des personnes qui le constituent.
Le Conseil Constitutionnel du Cameroun peut-il, à première vue, comme a posteriori, être crédité d'une telle autorité au regard des accrobaties auxquelles elle s'est prêtée lors des dernieres audiences en matière de contentieux électoral , pour balayer d'un revers de a main tous les recours de l'opposition en s'arc-boutant sur des arguments de droit et des vides juridiques, alors que l'on attendait de lui un jugement plus basé sur le bon sens, l'éthique et l'équité morale (un jugement à la Salomon en somme) qui, sans faire abstraction du droit, renforcerait plutôt celui-ci ?
« Man no run ! » On n'en a pas fini avec les développements de la crise politique née de l'élection présidentielle du 7 octobre 2018 au Cameroun. La détermination de Maurice Kamto ( "vainqueur autoproclamé" pour les partisans du régime, véritable vainqueur du scrutin pour une frange importante des Camerounais) à se faire restituer [sa] victoire est progressivement en train de dévoiler la fragilité des institutions camerounaises toutes à la solde du président légalement élu, Paul Biya, et dont les faiblesses sont inversément proportionnelles à leurs proclamations sur leurs forces supposées.
La doctrine juridique au Cameroun, comme dans tout Etat qui se respecte est que les décisions du Conseil Constitutionnel (Cour Constitutionnelle ailleurs, et simplement Cour Suprême dans les pays qui n'ont pas adopté ce modèle dans leur ordonnancement des juridictions) ne sont susceptibles d'aucun recours, et s'appliquent à tous, y compris aux détenteurs des trois pouvoirs étatiques que sont l'exécutif, le législatif et le judiciaire, lesquels conviennent –ou plutôt s'obligent- de s'en remettre à son autorité morale, alors que l'implémentation de ses décisions est tributaire de la volonté et de la capacité de ceux-ci à les traduire dans les faits. Encore faut-il que le Conseil Constitutionnel –comme on appelle cette institution au Cameroun- puisse en imposer, par la justesse de ces décisions et l'autonomie ou la capacité d'être autonomes en temps requis des personnes qui le constituent.
Le Conseil Constitutionnel du Cameroun peut-il, à première vue, comme a posteriori, être crédité d'une telle autorité au regard des accrobaties auxquelles elle s'est prêtée lors des dernieres audiences en matière de contentieux électoral , pour balayer d'un revers de a main tous les recours de l'opposition en s'arc-boutant sur des arguments de droit et des vides juridiques, alors que l'on attendait de lui un jugement plus basé sur le bon sens, l'éthique et l'équité morale (un jugement à la Salomon en somme) qui, sans faire abstraction du droit, renforcerait plutôt celui-ci ?

