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Il finit de répondre à la question en disant: « Sous Paul Biya, les populations ont été «zombifiées», tétanisées. On a longtemps eu l’impression dans ce pays d’une sorte de syndrome de Stockholm, où les gens finissaient par aimer leurs bourreaux. » Analyse à deux balles, qui relève plus du jugement à l’emporte pièce que d’une véritable pensée.  S’il y a un « zombifié » dans l’affaire, c’est Kamto. C’est lui qui a soutenu l’opposant Fru Ndi en 1990, et puis a rejoint le gouvernement de Paul Biya en 2004 en abandonnant les salles d’amphi trop pleine, pour après créer sa chapelle politique en 2011 parmi tant d’autres que comptaient déjà l’opposition. C’est lui qui revient du cimetière qu’est le régime Biya, pas les populations, elles n’ont jamais été dans la gestion des affaires de l’Etat.
Un tel zigzag politique pendant que les populations baignaient dans leur constante souffrance traduit surtout la solitude des populations camerounaises et le carriérisme des élites. Et si Biya a pu faire 35 ans au pouvoir, ce qui en soi, n’est pas un problème, c’est grâce à l’aide précieuse et multiforme d’un très large éventail d’élites locales, d’artistes, d’autorités traditionnelles, d’autorités religieuses, de l’armée, de chefs d’entreprises, de sportifs, d’hommes politiques dit de l’opposition, et surtout d’innombrables intellectuels dont le fameux Maurice Kamto. Il n’a donc aucune leçon à donner aux populations. Il n’a jamais été leur compagnon de route. Les camerounais ne sont guère tétanisés, cette croyance ne peut qu’être le fait d’un néo allumé (ou illuminé)...d'un putschiste malhabile.
 Poursuivons avec les explications de Kamto à l'endroit des dirigeants français à Libération, car il ne faut pas se méprendre sur la cible qu'il vise, le président élu dit: « Dans mes meetings pourtant, j’ai eu le sentiment que les gens reprenaient goût à l’espoir. Et comment peut-on croire un instant que les Camerounais seraient aujourd’hui capables de reconduire au pouvoir par les urnes un homme de 85 ans, qui a régné sans partage depuis trente-six ans, a lancé tant de chantiers dont aucun n’a été achevé, alors que tous ont même été surfacturés ? J’ai parcouru le pays pendant cette campagne, il faut voir l’état des routes, les classes avec 150 élèves, l’état sanitaire lamentable du pays
Il finit de répondre à la question en disant: « Sous Paul Biya, les populations ont été «zombifiées», tétanisées. On a longtemps eu l’impression dans ce pays d’une sorte de syndrome de Stockholm, où les gens finissaient par aimer leurs bourreaux. » Analyse à deux balles, qui relève plus du jugement à l’emporte pièce que d’une véritable pensée.  S’il y a un « zombifié » dans l’affaire, c’est Kamto. C’est lui qui a soutenu l’opposant Fru Ndi en 1990, et puis a rejoint le gouvernement de Paul Biya en 2004 en abandonnant les salles d’amphi trop pleine, pour après créer sa chapelle politique en 2011 parmi tant d’autres que comptaient déjà l’opposition. C’est lui qui revient du cimetière qu’est le régime Biya, pas les populations, elles n’ont jamais été dans la gestion des affaires de l’Etat.
Un tel zigzag politique pendant que les populations baignaient dans leur constante souffrance traduit surtout la solitude des populations camerounaises et le carriérisme des élites. Et si Biya a pu faire 35 ans au pouvoir, ce qui en soi, n’est pas un problème, c’est grâce à l’aide précieuse et multiforme d’un très large éventail d’élites locales, d’artistes, d’autorités traditionnelles, d’autorités religieuses, de l’armée, de chefs d’entreprises, de sportifs, d’hommes politiques dit de l’opposition, et surtout d’innombrables intellectuels dont le fameux Maurice Kamto. Il n’a donc aucune leçon à donner aux populations. Il n’a jamais été leur compagnon de route. Les camerounais ne sont guère tétanisés, cette croyance ne peut qu’être le fait d’un néo allumé (ou illuminé)...d'un putschiste malhabile.
 Poursuivons avec les explications de Kamto à l'endroit des dirigeants français à Libération, car il ne faut pas se méprendre sur la cible qu'il vise, le président élu dit: « Dans mes meetings pourtant, j’ai eu le sentiment que les gens reprenaient goût à l’espoir. Et comment peut-on croire un instant que les Camerounais seraient aujourd’hui capables de reconduire au pouvoir par les urnes un homme de 85 ans, qui a régné sans partage depuis trente-six ans, a lancé tant de chantiers dont aucun n’a été achevé, alors que tous ont même été surfacturés ? J’ai parcouru le pays pendant cette campagne, il faut voir l’état des routes, les classes avec 150 élèves, l’état sanitaire lamentable du pays

