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.Quant aux conseillers municipaux, sur les 9.666 le parti au pouvoir compte plus de 8000. Tous ces élu.e.s sont autant de serviteurs de Paul Biya qui sont dans les endroits les plus reculés pour demander aux populations de voter. Je veux bien croire à la popularité internationale de Maurice Kamto, mais politiquement, il ne représente pas grand chose.Le présenter comme le principal adversaire de Paul Biya est une fantasmagorie.Â
Le coup d'Etat de Maurice Kamto. Se déclarer "président élu", le lendemain d'un scrutin à un tour, relève ni plus ni moins que d'une tentative de pustch électoral. Maurice Kamto accompagne alors cette auto-élection en accusant le parti au pouvoir d’avoir fraudé. Quant aux autres opposants, ils ont cessé d'exister pour Kamto. En prenant les devants, en se rendant lui-même justice, en annonçant au monde qu'il est la vérité des urnes, l'opposant Maurice Kamto a court-circuité tout le monde. Et la presse, tachant toujours d’informer, relaye l’information, relaye  cette tranquille tentative de coup d’Etat d’un illuminé sans la dénoncer. C'est Afrique, ça se comprend. Il est vrai que l’Afrique est championne de ce genre de posture post-électorale qui vise davantage à quémander une ingérence internationale qu’à mobiliser ses troupes, ses militants à l’intérieur du pays, que la plupart du temps, on n'a pas ou très peu.
Que répond monsieur Kamto à Libération pour justifier son auto proclamation ?
« Nous l’avons fait sur la base d’informations fiables que nous avons déjà rassemblées »,Commence t-il. Hé bien, il commence mal. Il proclame la fiabilité des informations de la même manière qu’il se proclame élu. Aucune démonstration. Aucune preuve. Il faut croire Kamto sur parole : Je suis président élu car j’ai des informations fiables et puis c’est tout…cela relève d’une logique messianique, néo-évangélique dont on voit le plein succès en Afrique, avec ces Généraux de Dieu… ces Prophètes…ces Envoyés de l’Eternel qui drainent des foules sur la base de leurs révélations célestes tout aussi fiables. Â
Kamto sabote tout simplement l’autorité de l’Etat. Un Etat, qui par ses institutions, a rendu possible sa candidature. Il a participé librement à une élection organisée par des institutions, il ne saurait subitement nous parler d’informations fiables qui n’émanent guère de ses instituti
.Quant aux conseillers municipaux, sur les 9.666 le parti au pouvoir compte plus de 8000. Tous ces élu.e.s sont autant de serviteurs de Paul Biya qui sont dans les endroits les plus reculés pour demander aux populations de voter. Je veux bien croire à la popularité internationale de Maurice Kamto, mais politiquement, il ne représente pas grand chose.Le présenter comme le principal adversaire de Paul Biya est une fantasmagorie.Â
Le coup d'Etat de Maurice Kamto. Se déclarer "président élu", le lendemain d'un scrutin à un tour, relève ni plus ni moins que d'une tentative de pustch électoral. Maurice Kamto accompagne alors cette auto-élection en accusant le parti au pouvoir d’avoir fraudé. Quant aux autres opposants, ils ont cessé d'exister pour Kamto. En prenant les devants, en se rendant lui-même justice, en annonçant au monde qu'il est la vérité des urnes, l'opposant Maurice Kamto a court-circuité tout le monde. Et la presse, tachant toujours d’informer, relaye l’information, relaye  cette tranquille tentative de coup d’Etat d’un illuminé sans la dénoncer. C'est Afrique, ça se comprend. Il est vrai que l’Afrique est championne de ce genre de posture post-électorale qui vise davantage à quémander une ingérence internationale qu’à mobiliser ses troupes, ses militants à l’intérieur du pays, que la plupart du temps, on n'a pas ou très peu.
Que répond monsieur Kamto à Libération pour justifier son auto proclamation ?
« Nous l’avons fait sur la base d’informations fiables que nous avons déjà rassemblées »,Commence t-il. Hé bien, il commence mal. Il proclame la fiabilité des informations de la même manière qu’il se proclame élu. Aucune démonstration. Aucune preuve. Il faut croire Kamto sur parole : Je suis président élu car j’ai des informations fiables et puis c’est tout…cela relève d’une logique messianique, néo-évangélique dont on voit le plein succès en Afrique, avec ces Généraux de Dieu… ces Prophètes…ces Envoyés de l’Eternel qui drainent des foules sur la base de leurs révélations célestes tout aussi fiables. Â
Kamto sabote tout simplement l’autorité de l’Etat. Un Etat, qui par ses institutions, a rendu possible sa candidature. Il a participé librement à une élection organisée par des institutions, il ne saurait subitement nous parler d’informations fiables qui n’émanent guère de ses instituti

