Cameroun : qui parrainera le Coup d’Etat électoral de Maurice Kamto ?
D’emblée, l’opposition camerounaise ne faisait nullement confiance au pouvoir quant à la bonne organisation des élections du 7 octobre 2018. Il s’agit là d’un réflexe, cher à une certaine opposition africaine, d’accuser le pouvoir de fraude avant, pendant, après élections.
Pourquoi l'opposition camerounaise ( huit candidats ) s’est-elle entêtée à participer à des élections organisées par le pouvoir d'Etat ? Pourquoi a t-elle embarqué les populations dans cette expédition douteuse ? Elle poursuivait ses intérêts, ses agendas secrets.
Et maintenant que l'élection a eu lieu, l'un des opposants, au mépris de la loi, des institutions, et sur la base de ses informations à lui, se proclame "président élu" tout en accusant le parti au pouvoir de fraude.Â
Après son auto élection comme président élu du Cameroun, deux jours après le scrutin présidentiel, Libération a accordé une interview à l’opposant Maurice Kamto.Les lecteurs de Libération au Cameroun se compte au bout des doigts, idem pour les lecteurs de Libération passionné par l'actualité camerounaise. Il s'agissait donc d'une tribune en destination des dirigeants européens et français. Dans cette interview, d'une drôle de complaisance, on laisse entendre que Maurice Kamto est« considéré comme le principal adversaire du président sortant, Paul Biya, … ». Qui donc considère Kamto comme le principal adversaire de Paul Biya ? Le parti au pouvoir, le RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais) est-il sur le même pied d'égalité que le MRC (Mouvement pour le Renaissance du Cameroun) de Maurice Kamto?Bien sûr que non. Le poids politique du MRC, propriété privée de monsieur Kamto comparé au poids politique du RDPC, propriété privée de monsieur Paul Biya est ridicule.
Lors du dernier scrutin législatif en 2013, quand le RDPC présentait aux électeurs 85 listes, le MRC n'en avait que 7. Résultats, sur les 180 députés de l'Assemblée nationale, le RDPC en 148, et le MRC 1.Quant aux conseillers municipaux, sur les 9.666 le parti au pouvoir compte plus de 8000. Tous ces élu.e.s sont autant de serviteurs de Paul Biya qui sont dans les endroits les plus reculés pour demander aux populations de voter. Je veux bien croire à la popularité internationale de Maurice Kamto, mais politiquement, il ne représente pa
D’emblée, l’opposition camerounaise ne faisait nullement confiance au pouvoir quant à la bonne organisation des élections du 7 octobre 2018. Il s’agit là d’un réflexe, cher à une certaine opposition africaine, d’accuser le pouvoir de fraude avant, pendant, après élections.
Pourquoi l'opposition camerounaise ( huit candidats ) s’est-elle entêtée à participer à des élections organisées par le pouvoir d'Etat ? Pourquoi a t-elle embarqué les populations dans cette expédition douteuse ? Elle poursuivait ses intérêts, ses agendas secrets.
Et maintenant que l'élection a eu lieu, l'un des opposants, au mépris de la loi, des institutions, et sur la base de ses informations à lui, se proclame "président élu" tout en accusant le parti au pouvoir de fraude.Â
Après son auto élection comme président élu du Cameroun, deux jours après le scrutin présidentiel, Libération a accordé une interview à l’opposant Maurice Kamto.Les lecteurs de Libération au Cameroun se compte au bout des doigts, idem pour les lecteurs de Libération passionné par l'actualité camerounaise. Il s'agissait donc d'une tribune en destination des dirigeants européens et français. Dans cette interview, d'une drôle de complaisance, on laisse entendre que Maurice Kamto est« considéré comme le principal adversaire du président sortant, Paul Biya, … ». Qui donc considère Kamto comme le principal adversaire de Paul Biya ? Le parti au pouvoir, le RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais) est-il sur le même pied d'égalité que le MRC (Mouvement pour le Renaissance du Cameroun) de Maurice Kamto?Bien sûr que non. Le poids politique du MRC, propriété privée de monsieur Kamto comparé au poids politique du RDPC, propriété privée de monsieur Paul Biya est ridicule.
Lors du dernier scrutin législatif en 2013, quand le RDPC présentait aux électeurs 85 listes, le MRC n'en avait que 7. Résultats, sur les 180 députés de l'Assemblée nationale, le RDPC en 148, et le MRC 1.Quant aux conseillers municipaux, sur les 9.666 le parti au pouvoir compte plus de 8000. Tous ces élu.e.s sont autant de serviteurs de Paul Biya qui sont dans les endroits les plus reculés pour demander aux populations de voter. Je veux bien croire à la popularité internationale de Maurice Kamto, mais politiquement, il ne représente pa

