Un prêtre catholique explique comment chasser Paul Biya du pouvoir
Seules les synergies viennent à bout d’un monstre comme le régime Biya - Ludovic Lado
Dans une tribune publiée sur sa page facebook, le père Ludovic Lado analyse de façon brève la situation post électorale au Cameroun. Le prêtre Jésuite assimile la « révolution » prônée par un certain parti politique d’opposition à une simple « agitation ». L’homme de Dieu regrette le manque de leadership au sein de la classe politique d’opposition, il soutient que « seules les synergies » peuvent venir à « bout d’un monstre comme le régime Biya
L’une des conclusions de mes lectures assidues de Ghandi et de Martin Luther King est qu’on peut facilement confondre agitation et révolution. Je crains que ce ne soit le cas au Cameroun aujourd’hui. Une révolution s’organise autour d’un leadership visible, soudé et crédible, capable de mobiliser les masses en prenant, à ses risques et périls, les devants des manifestations pour une cause tout aussi crédible.
Aux lendemains des élections, je ne vois rien de cela au Cameroun. Ce que certains appellent révolution n’est que de l’agitation, c’est-à -dire une série d’actions de contestation, certes, mais sans leadership et sans coordination. Voilà notre talon d’Achille au Cameroun, l’atomisation des forces de résistance. C’est le principal socle de la résilience du régime Biya.
Le refus de du hold-up électoral qui semble être la cause est certes noble mais souffre sur le terrain de la division de l’opposition camerounaise. C’est encore ce qui a favorisé le hold-up électoral, précisément l’atomisation des forces progressistes, qui plombe les velléités de révolution. L’actuelle agitation au Cameroun est dominée par les militants d’un seul parti, lesquels sont convaincus d’avoir remporté l’élection présidentielle mais ne sont pas confortés dans leur certitude par les autres leaders politiques.
Et quand on ajoute à cela la surenchère tribaliste bien alimentée sur les réseaux sociaux par les suppôts du régime et qui est désormais symbolisé par les néologismes clivant de « tontinard et « sardinard », l’adhésion populaire est invraisemblable.
Le jour où les Camerounais réussiront à organiser à Douala et à Yaoundé des marches conduites par l’essentiel des leaders des forces progressistes, prêts à recevoir des coups, à se faire arrê
Seules les synergies viennent à bout d’un monstre comme le régime Biya - Ludovic Lado
Dans une tribune publiée sur sa page facebook, le père Ludovic Lado analyse de façon brève la situation post électorale au Cameroun. Le prêtre Jésuite assimile la « révolution » prônée par un certain parti politique d’opposition à une simple « agitation ». L’homme de Dieu regrette le manque de leadership au sein de la classe politique d’opposition, il soutient que « seules les synergies » peuvent venir à « bout d’un monstre comme le régime Biya
L’une des conclusions de mes lectures assidues de Ghandi et de Martin Luther King est qu’on peut facilement confondre agitation et révolution. Je crains que ce ne soit le cas au Cameroun aujourd’hui. Une révolution s’organise autour d’un leadership visible, soudé et crédible, capable de mobiliser les masses en prenant, à ses risques et périls, les devants des manifestations pour une cause tout aussi crédible.
Aux lendemains des élections, je ne vois rien de cela au Cameroun. Ce que certains appellent révolution n’est que de l’agitation, c’est-à -dire une série d’actions de contestation, certes, mais sans leadership et sans coordination. Voilà notre talon d’Achille au Cameroun, l’atomisation des forces de résistance. C’est le principal socle de la résilience du régime Biya.
Le refus de du hold-up électoral qui semble être la cause est certes noble mais souffre sur le terrain de la division de l’opposition camerounaise. C’est encore ce qui a favorisé le hold-up électoral, précisément l’atomisation des forces progressistes, qui plombe les velléités de révolution. L’actuelle agitation au Cameroun est dominée par les militants d’un seul parti, lesquels sont convaincus d’avoir remporté l’élection présidentielle mais ne sont pas confortés dans leur certitude par les autres leaders politiques.
Et quand on ajoute à cela la surenchère tribaliste bien alimentée sur les réseaux sociaux par les suppôts du régime et qui est désormais symbolisé par les néologismes clivant de « tontinard et « sardinard », l’adhésion populaire est invraisemblable.
Le jour où les Camerounais réussiront à organiser à Douala et à Yaoundé des marches conduites par l’essentiel des leaders des forces progressistes, prêts à recevoir des coups, à se faire arrê

