OHH QU'EST CE QU'IL AVAIT RAISON...DIRE QUE CE LIVRE EST SORTI EN 1962 ET IL RESTE D'ACTUALITE EXACTEMENT COMME IL AVAIT PREDIT.TRISTE ET TRES TRISTE.
On peut affirmer que René Dumont avait raison lorsqu'il disait que l'homme noir est méchant, parce qu'il ne sait pas ce qui est bon pour lui.
Les Noirs - ou plutôt leurs élites - en prennent aussi pour leur grade : "La principale industrie des pays d'outre-mer est l'administration", persifle-t-il. Et de recenser un député pour 6 000 habitants au Gabon contre un pour 100 000 en France. Dénonçant de façon prémonitoire les comptes en banque en Suisse et les villas sur la Côte d'Azur qu'amasseront les dirigeants africains, il n'hésite pas à railler : "Ces pays n'ont pas bien compris qu'ils étaient pauvres, car ils peuvent encore trop facilement nous "taper"."
Les plus jeunes aussi s'inspirent des analyses de René Dumont. Ainsi, Roger Blein, consultant auprès d'Etats et d'organisation d'agriculteurs d'Afrique de l'Ouest, qui a découvert le livre dans les années 1980. "A son époque, on fermait les yeux sur la corruption et la gabegie en échange des matières premières et des débouchés de l'Afrique subsaharienne, explique-t-il. Or, la Chine est en train de renouveler ce pacte détestable qui explique une partie du décrochage de l'Afrique par rapport au reste du monde."
Avec passion, René Dumont prend la défense des paysans tropicaux, "vrais prolétaires des temps modernes", notamment en Afrique, où "l'homme noir se trouve enfermé dans le cercle infernal d'une agriculture sous-productive, réalisée par des hommes sous-alimentés, sur une terre non-fertilisée". La faute à qui ? Aux crimes de nos ancêtres blancs qui ont déporté des dizaines de millions d'esclaves en Amérique, organisé l'abomination du travail forcé et inoculé l'alcoolisme. A l'économie de traite qui a permis aux colons de s'enrichir à trop bon compte et assuré durablement la prééminence du capital commercial sur le capital industriel. A l'outrecuidance technocratique de ceux qui ont privilégié sur des terres fragiles la mécanisation et les cultures d'exportation, alors que la houe traditionnelle, la daba, et le mil auraient dû être préservés dans un premier temps.
EXTRAITS DU JOURNAL LE MONDE.
On peut affirmer que René Dumont avait raison lorsqu'il disait que l'homme noir est méchant, parce qu'il ne sait pas ce qui est bon pour lui.
Les Noirs - ou plutôt leurs élites - en prennent aussi pour leur grade : "La principale industrie des pays d'outre-mer est l'administration", persifle-t-il. Et de recenser un député pour 6 000 habitants au Gabon contre un pour 100 000 en France. Dénonçant de façon prémonitoire les comptes en banque en Suisse et les villas sur la Côte d'Azur qu'amasseront les dirigeants africains, il n'hésite pas à railler : "Ces pays n'ont pas bien compris qu'ils étaient pauvres, car ils peuvent encore trop facilement nous "taper"."
Les plus jeunes aussi s'inspirent des analyses de René Dumont. Ainsi, Roger Blein, consultant auprès d'Etats et d'organisation d'agriculteurs d'Afrique de l'Ouest, qui a découvert le livre dans les années 1980. "A son époque, on fermait les yeux sur la corruption et la gabegie en échange des matières premières et des débouchés de l'Afrique subsaharienne, explique-t-il. Or, la Chine est en train de renouveler ce pacte détestable qui explique une partie du décrochage de l'Afrique par rapport au reste du monde."
Avec passion, René Dumont prend la défense des paysans tropicaux, "vrais prolétaires des temps modernes", notamment en Afrique, où "l'homme noir se trouve enfermé dans le cercle infernal d'une agriculture sous-productive, réalisée par des hommes sous-alimentés, sur une terre non-fertilisée". La faute à qui ? Aux crimes de nos ancêtres blancs qui ont déporté des dizaines de millions d'esclaves en Amérique, organisé l'abomination du travail forcé et inoculé l'alcoolisme. A l'économie de traite qui a permis aux colons de s'enrichir à trop bon compte et assuré durablement la prééminence du capital commercial sur le capital industriel. A l'outrecuidance technocratique de ceux qui ont privilégié sur des terres fragiles la mécanisation et les cultures d'exportation, alors que la houe traditionnelle, la daba, et le mil auraient dû être préservés dans un premier temps.
EXTRAITS DU JOURNAL LE MONDE.

