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Navajo boy Navajo boy a écrit le 6 novembre 2018 à 7h19
UNE NOUVELLE GENERATION DE BAMILEKE A ENFIN VU LE JOUR
Par prof. Patrice Nganang
Je me leve chaque matin avec le sourire aux levres, parce que deja, les Bamileke ne parlent plus de tribalisme, mais de bamiphobie, ce qui est essentiel. Le probleme de ce pays, je l'ai toujours dit, c'est la bamiphobie. Vous voyez des petits bassa qui grandissent avec la haine des Bamileke comme pain quotidien. Des petits chomeurs bulu qui se levent le matin avec sur les levres le mot, 'les Bamileke'. Des machins qui vous gachent la journee, car vous voulez gifler les betises, mais vous vous arretez en chemin par pitie. Et le silence a un effet: les Congolais entrent dans la danse, les Maliens, les Togolais. C'est bientot des Africains qui ecrivent des betises et vous demandent si vous aimez Kankan. Mais je suis surtout content ces jours-ci, parce que je vois que les Bamileke sont dans l'offensive. Je vois la brigade anti-sardinard qui frappe a gauche et a droite, qui gifle et gifle, et chacun sait ce qui tourne dans la tete des Nkwa', car ce sont les Camerounais, ces sardinards, et les Camerounais sont avant tout des gens tribaux. Ils disent, 'les Bamileke.' Je reponds, oui, ce sont les Bamileke, une nouvelle generation de Bamileke. Allez djjjjiiiire! Il y'a quelques temps, les Bamileke auraient peur de ce qu'on va dire, de ce que les gens vont dire, de ce que les Nkwa' vont dire. Aujourd'ui, ils frappent d'abord, et repondent ensuite, allez djjjjjire! Ils frappent, et ils repondent, allez djjjire! C'est une attitude que j'aime, c'est une attitude nouvelle. Le temps des aines intermediaires, des Monga porteur de sac de Mbembe, et des autres porteurs de sacs est fini. Le temps du lock nshou est mais alors definitivement et bel et bien fini. Mais quand je lis tout cela, je pense a Yaounde, et a Douala, ou il y'a encore des autochtones qui sortent avec des textes bamiphobes pour montrer leurs muscles atrophies.

La je reponds ceci: moi-ci, j'ai appris la politique avec les annees de braise, et j'ai grandi dans un quartier a 100% Bamileke - les seuls Bulu qui y vivaient etaient nos locataires. Je dis bien, les seuls Bulu etaient nos locataires, sinon autour de moi ils ont toujours ete etrangers. D'Akonolinga, d'Ebolowa, et truc. Je dis bien que les Bulu, etrangers a Yaounde. Et c'est eux memes qui me le disaient. J'ai donc grandi dans une ambiance ou ils ne pouvaient pas siscia un Bamileke. Avec les annees de braise, il y'avait la bamiphobie ambi
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