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CAMEROUN MON PAYS, L’HEURE DE L’ÉVEIL A SONNÉ . Par Me BLACK YONDO (*)
Ce n’est pas du Professeur Maurice KAMTO dont il s’agit, ni de l’avènement à la tête de l’Etat d’un Camerounais de telle ou telle origine ethnique jugée indésirable, mais tout simplement de la question de savoir si le scrutin jusqu’à sa dernière opération peut être considérée comme juste, impartial et transparent.
Sur ce terrain, le débat reste largement ouvert et c’est bien pour l’éviter que vous voyez sillonner sur l’étendue du territoire gendarmes, militaires et policiers, armés jusqu‘aux dents comme si le pays était assiégé par une puissance ennemie dont il fallait le libérer.
Mais tous autant que nous sommes, nous devons faire attention aux actes que nous posons et aux paroles que nous laissons prospérer pour maintenir le peuple dans une pseudo balkanisation qui installe division et haine dans l’ensemble du corps social. Et le responsable en chef reste et demeure celui-là même qui devrait frapper du poing sur la table pour qu’enfin règnent le droit et la justice et que tout ce cirque prenne fin.
A la place, il s’en accommode et mieux, il semble prendre un malin plaisir à voir ses compatriotes s’étriper : on comprend ainsi le véritable sens qu’il donne à l'expression ‘’Le père de la nation’’ !
Il oublie cependant qu’il est seul responsable devant l’Histoire, responsable de la déflagration du pays, responsable de la destruction du tissu social.
Mais il y a longtemps que ce pays n’intéresse plus celui qui a montré sa vraie relation avec le pouvoir : jouir des avantages sans jamais en assumer les charges, tout en agissant comme si tout lui était dû.
Comment comprendre qu’un homme proclamé élu avec un tel score n’ait pas manifesté à cette date le moindre signe de remerciement à l’endroit de ceux de ses compatriotes qui l’ont plébiscité de la sorte.
Il y a forcément un peu de gêne dans l’air, et tout le monde l’aura ressenti, surtout après l’embarras observé lors des joutes au Conseil Constitutionnel. Ce fut un grand moment à tous points de vue.
La force de l’argumentaire a poussé les membres de ce Conseil dans leurs derniers retranchements, ne leur laissant que le choix extrême de faire constater au monde entier que pour comprendre le Droit et ses techniques, il fallait absolument être du parti au pouvoir.
On en est bien arrivé là ,
CAMEROUN MON PAYS, L’HEURE DE L’ÉVEIL A SONNÉ . Par Me BLACK YONDO (*)
Ce n’est pas du Professeur Maurice KAMTO dont il s’agit, ni de l’avènement à la tête de l’Etat d’un Camerounais de telle ou telle origine ethnique jugée indésirable, mais tout simplement de la question de savoir si le scrutin jusqu’à sa dernière opération peut être considérée comme juste, impartial et transparent.
Sur ce terrain, le débat reste largement ouvert et c’est bien pour l’éviter que vous voyez sillonner sur l’étendue du territoire gendarmes, militaires et policiers, armés jusqu‘aux dents comme si le pays était assiégé par une puissance ennemie dont il fallait le libérer.
Mais tous autant que nous sommes, nous devons faire attention aux actes que nous posons et aux paroles que nous laissons prospérer pour maintenir le peuple dans une pseudo balkanisation qui installe division et haine dans l’ensemble du corps social. Et le responsable en chef reste et demeure celui-là même qui devrait frapper du poing sur la table pour qu’enfin règnent le droit et la justice et que tout ce cirque prenne fin.
A la place, il s’en accommode et mieux, il semble prendre un malin plaisir à voir ses compatriotes s’étriper : on comprend ainsi le véritable sens qu’il donne à l'expression ‘’Le père de la nation’’ !
Il oublie cependant qu’il est seul responsable devant l’Histoire, responsable de la déflagration du pays, responsable de la destruction du tissu social.
Mais il y a longtemps que ce pays n’intéresse plus celui qui a montré sa vraie relation avec le pouvoir : jouir des avantages sans jamais en assumer les charges, tout en agissant comme si tout lui était dû.
Comment comprendre qu’un homme proclamé élu avec un tel score n’ait pas manifesté à cette date le moindre signe de remerciement à l’endroit de ceux de ses compatriotes qui l’ont plébiscité de la sorte.
Il y a forcément un peu de gêne dans l’air, et tout le monde l’aura ressenti, surtout après l’embarras observé lors des joutes au Conseil Constitutionnel. Ce fut un grand moment à tous points de vue.
La force de l’argumentaire a poussé les membres de ce Conseil dans leurs derniers retranchements, ne leur laissant que le choix extrême de faire constater au monde entier que pour comprendre le Droit et ses techniques, il fallait absolument être du parti au pouvoir.
On en est bien arrivé là ,

