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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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TPO TPO a écrit le 4 novembre 2018 à 10h40
Le Cameroun est indépendant depuis 1960 et n'a jusqu'ici connu que deux présidents de la République. Le Président Paul BIYA, arrivé au pouvoir en novembre 1982 à la suite de la démission subite d'Ahmadou AHIDJO, dirige paresseusement un pays de plus de 25 millions d'habitants, richement doté par la nature, occupant une position stratégique au cœur de l'Afrique Centrale, mais qu'il a plongé dans une régression économique, sociale et morale. C’est un pays qui caracole aux premières places dans le classement pas élogieux des pays les plus corrompus au monde depuis plusieurs décennies. Il est 163ème pays dans le Doing Business 2018 et tous les différents rapports d’International Crisis Group ces derniers mois sont alarmants sur sa situation sécuritaire. En clair, le Cameroun, qui est aujourd’hui transformé en une usine à gaz, aurait pu être un pays où il est agréable et paisible de vivre s’il avait été bien gouverné. Mais plus grave, c’est une terre où le régime qui gouverne a laissé se mettre en place, comme au Rwanda en 1994, tous les ingrédients d’une confrontation tribale avec pour seule finalité la conservation du pouvoir.

La présente alerte est probablement la dernière, avant que les machettes que certaines pontes du régime ont distribuées dans les quartiers n'entrent en action contre les Bamiléké, mis au banc de la société depuis les luttes pour l'indépendance par les stratèges coloniaux français pour leur nationalisme, leur esprit entrepreneurial, et plus encore pour leur sens aigu pour l'intérêt national. L'Etat postcolonial mis en place par Paris a hérité de cette haine du Bamiléké dont le régime se sert comme dernier rempart chaque fois que se pose la question de l'alternance politique dans le pays. Le régime autoritaire de M. BIYA se joue de la peur du Bamiléké orchestrée, entretenue et assumée sans aucun complexe par ses dignitaires pour resserrer les liens autour de lui.

Lors du scrutin d'octobre 1992 où selon certaines sources M. BIYA avait déjà été battu par un leader de l'Ouest anglophone, c'est en agitant la menace "anglo-bamiléké" que le régime avait réussi par les armes et avec le soutien de Paris à mater les contestataires. Le 07 octobre 2018, dans la région de l'Ouest Bamiléké, selon les résultats officiels, 48,19% des électeurs ont voté pour Paul BIYA et 30,56% pour Maurice KAMTO "le fils" du terroir, alors que dans le Sud nat
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